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Des Palestiniens appellent à boycotter la justice militaire israélienne

AFP
26/02/2017

Des responsables palestiniens ont appelé dimanche à boycotter la justice militaire israélienne, après qu'un Palestinien libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers a été de nouveau condamné à la perpétuité par l'Etat hébreu.
Issa Qaraqe, qui dirige l'instance chargée de la question des Palestiniens détenus par Israël au sein de l'Autorité palestinienne, a en outre dénoncé le deux poids, deux mesures pratiqué selon lui par la justice militaire israélienne, la seule qui juge les Palestiniens des Territoires occupés.
"Il faut prendre la difficile décision de la rébellion, de l'insoumission et du boycott des tribunaux israéliens", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis un demi-siècle par l'armée israélienne.
Ces mêmes tribunaux, a-t-il dit, qui ont récemment condamné le soldat franco-israélien Elor Azaria à 18 mois de prison pour avoir achevé un Palestinien gisant au sol, tandis qu'ils prononçaient une peine de 12 années de prison contre un adolescent palestinien pour une tentative d'attaque au couteau.
"De tels tribunaux doivent être boycottés", a-t-il martelé.
Il est notamment revenu au cours de cette conférence de presse sur le cas de Naël Barghouthi, condamné à perpétuité et libéré après 32 ans d'emprisonnement en 2011, avec un millier de Palestiniens, en échange du soldat franco-israélien Gilad Shalit, retenu pendant cinq ans par le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir à Gaza.
Mercredi, M. Barghouthi a été de nouveau été condamné par la justice militaire israélienne à la prison à perpétuité.
Condamné à perpétuité en 1978 pour "meurtre", il "s'est de nouveau impliqué dans des activités terroristes, en violation des conditions de sa libération", a affirmé une porte-parole de l'armée israélienne à l'AFP. "Le procureur militaire a donc demandé que sa réduction de peine soit annulée".
"Il a passé 32 ans en prison et m'a épousée à sa sortie. En tout, nous n'aurons passé que 31 mois ensemble, c'est la preuve que l'occupation (israélienne) ne veut pas que nous ayons une vie normale", a affirmé à l'AFP son épouse Imane Nafe.
Pour Qaddoura Fares, qui dirige le Club des prisonniers, au vu de ces décisions, les Palestiniens "doivent choisir le boycott". Il préconise par exemple de refuser de payer les amendes qui ont, selon lui, représenté près de six millions de dollars en 2016.
Selon l'instance publique chargée des prisonniers et le Club des prisonniers, une ONG de défense des 7.000 Palestiniens incarcérés actuellement par Israël, 85 détenus palestiniens libérés en 2011 ont été de nouveau arrêtés et 65 ont vu leur peine de perpétuité prononcée de nouveau.

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