Les gouvernements occidentaux doivent lutter contre la corruption qui a contribué, en Irak, en Libye et au Nigeria, à l'émergence de mouvements radicaux comme le groupe État islamique ou Boko Haram, a déclaré hier Transparency International, la principale ONG à lutter et dénoncer la corruption dans le monde. « Les mouvements radicaux comme le groupe État islamique prospèrent quand les gens perdent toute confiance en ceux qui sont au pouvoir, quand les responsables profitent de la misère du plus grand nombre, quand la police exploite plutôt qu'elle ne protège et quand les opportunités économiques sont trustées par une minorité », souligne l'ONG dans un rapport. L'ONG souligne que la « présence d'environ 50 000 soldats fantômes » dans les rangs de l'armée irakienne a eu pour conséquence que « personne n'a pu s'interposer lors de la prise de Mossoul par l'EI et des problèmes similaires ont affecté la lutte contre Boko Haram au Nigeria ». « Trop de gouvernements occidentaux préfèrent essayer d'influencer ou de modérer le comportement d'autocrates corrompus qu'ils considèrent comme une alternative à l'instabilité », note le rapport. « Mais au final, les gouvernements corrompus jettent les fondations des futures crises sécuritaires. »
Moyen Orient et Monde
La corruption a favorisé l’émergence de l’EI, avertit Transparency International
OLJ / le 22 février 2017 à 00h00


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