Un procureur en Arabie saoudite a requis la peine de mort contre un suspect accusé d'avoir ouvert le feu sur des diplomates allemands, a rapporté un journal lundi.
Les faits avaient eu lieu il y a trois ans à Awamiya, dans l'Est de l'Arabie saoudite à majorité chiite, et les balles avaient touché la voiture des deux diplomates sans les blesser, avait indiqué à l'époque la police.
Awamiya a été l'épicentre de troubles depuis le début en 2011 d'un mouvement de contestation animé par l'importante minorité chiite avide de réformes et d'égalité de traitement dans un royaume dirigé par une dynastie sunnite.
Le procès du suspect, qui n'a pas été identifié, s'est ouvert dimanche à Ryad, a indiqué le quotidien Okaz, précisant que l'homme avait demandé un délai d'un mois pour préparer sa défense. Il comparaissait devant une cour spécialisée dans des affaires de "terrorisme" et est passible de la peine de mort.
Près d'un an après les faits, le ministère saoudien de l'Intérieur avait annoncé l'arrestation d'un suspect, Salem ben Abdallah ben Hussein, qui était recherché pour différents actes de violence.
Selon Okaz, l'homme en procès est accusé d'avoir attaqué un véhicule diplomatique, tenté de tuer des policiers, participé à des manifestations et incité à la sédition et aux troubles confessionnels. La voiture, touchée par les balles d'une arme automatique, avait ensuite brûlé, précise le journal.
Des informations de presse publiées en Allemagne après l'attaque avaient indiqué que les deux Allemands travaillaient pour les services de renseignement de leur pays (BND), ce que le ministère des Affaires étrangères à Berlin avait refusé de commenter à l'époque.
La plupart des Saoudiens de confession chiite vivent dans l'Est du royaume et se plaignent de marginalisation dans un pays peuplé majoritairement de sunnites.
Selon des activistes, 25 chiites étaient dans les couloirs de la mort à la fin 2016 pour des incidents survenus depuis 2012 dans la région de Qatif qui inclut Awamiya.
Les faits avaient eu lieu il y a trois ans à Awamiya, dans l'Est de l'Arabie saoudite à majorité chiite, et les balles avaient touché la voiture des deux diplomates sans les blesser, avait indiqué à l'époque la police.
Awamiya a été l'épicentre de troubles depuis le début en 2011 d'un mouvement de contestation animé par l'importante minorité chiite avide de réformes et d'égalité de traitement dans un royaume dirigé par une dynastie sunnite.
Le procès du suspect, qui n'a pas été identifié, s'est ouvert dimanche à Ryad, a indiqué le quotidien Okaz, précisant que l'homme avait demandé un délai d'un mois pour préparer sa défense. Il comparaissait...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine