Les pays occidentaux et arabes soutenant l'opposition syrienne face au régime de Bachar el-Assad ont réaffirmé leur "clair soutien" aux négociations de Genève sous l'égide de l'Onu pour parvenir à une solution politique crédible, ont indiqué vendredi Berlin et Paris.
"Les Nations Unies ont besoin d'un large soutien, et il est apparu clairement que nous voulons dans tous les cas une solution politique", a déclaré le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel à l'issue d'une rencontre sur la Syrie en marge du G20 de Bonn, à laquelle participait son homologue américain Rex Tillerson.
Une dizaine de pays occidentaux et arabes, ainsi que la Turquie et l'UE, étaient présents à cette réunion visant à harmoniser les positions avant la reprise prévue des négociations de Genève le 23 février.
La position du secrétaire d'Etat américain était particulièrement attendue, l'administration Trump n'ayant jusqu'à présent pas dévoilé ses intentions sur le dossier syrien.
"Tout le monde a soutenu Genève, en particulier ceux qui étaient nouveaux autour de la table, par exemple notre collègue américain s'est beaucoup impliqué dans la discussion", s'est félicité devant la presse M. Gabriel.
"C'est important et nécessaire qu'il y ait un dialogue étroit avec les Etats-Unis sur cette question syrienne (...) nous avons vérifié ce matin que nous étions tous bien d'accord", a abondé le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault.
Les pourparlers de Genève sur un règlement politique au conflit qui ravage la Syrie depuis six ans ont commencé en 2016. Mais trois sessions de négociations n'ont jamais permis d'avancer en raison du fossé immense entre les belligérants sur le concept de transition politique et le sort du président Bachar el-Assad. Ce dernier a réitéré dans un entretien jeudi à des médias français qu'il considérait tous les groupes armés de l'opposition comme "terroristes".
"Nous demandons au parrain russe du régime de faire pression sur lui pour qu'il cesse de considérer toute l'opposition comme terroriste. Car sinon à Genève il n'y aura pas de discussion", a souligné M. Ayrault.
"Qui peut financer la reconstruction de la Syrie ? principalement l'Union Européenne. Et nous avons dit qu'il n'était pas question de financer la reconstruction avec le régime tel qu'il est", a-t-il prévenu.
La guerre qui ravage la Syrie depuis presque six ans a fait au moins 310.000 morts, des millions de déplacés et réfugiés, provoquant la pire catastrophe humanitaire depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.
"Les Nations Unies ont besoin d'un large soutien, et il est apparu clairement que nous voulons dans tous les cas une solution politique", a déclaré le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel à l'issue d'une rencontre sur la Syrie en marge du G20 de Bonn, à laquelle participait son homologue américain Rex Tillerson.
Une dizaine de pays occidentaux et arabes, ainsi que la Turquie et l'UE, étaient présents à cette réunion visant à harmoniser les positions avant la reprise prévue des négociations de Genève le 23 février.La position du secrétaire...

