Un député de l'opposition koweïtienne a accusé mercredi devant le Parlement le gouvernement et des élus de corruption de grande échelle dans un pays où ce genre d'affaire a souvent débouché sur des crises politiques.
Lors d'une session extraordinaire, le député Ryad al-Adasani a exhibé ce qu'il a présenté comme des documents prouvant selon lui que le gouvernement a versé en 2011 à 13 parlementaires un total de 51 millions de dinars (170 millions de dollars) pour s'assurer de leurs voix lors de votes de projets de loi.
Il a cité nommément d'anciens et d'actuels élus qui ont, selon lui, bénéficié de ces largesses. Quatre de ces élus siègent dans l'actuel Parlement.
M. Adasani était membre d'une commission parlementaire formée en 2012 par le Parlement d'alors dominé par l'opposition pour enquêter sur les affaires de corruption au sein de la classe politique.
Cette commission avait été formée après l'abandon en 2011 de poursuites judiciaires dans des affaires de corruption de figures politiques.
Cet abandon avait provoqué de grandes manifestations de colère qui ont débouché sur la chute du gouvernement de l'ancien Premier ministre, cheikh Nasser Mohammed al-Ahmad Al-Sabah.
Le gouvernement a nié mercredi les accusations de M. Adasani mais plusieurs élus ont reproché à l'exécutif de ne pas lutter efficacement contre la corruption.
Les élus ont recommandé de réviser, dans le délai d'un mois, la loi anti-corruption pour permettre de relancer les enquêtes judiciaires concernant des cas de corruption.
Ils ont appelé l'organisme chargé de la lutte contre la corruption d'accepter des plaintes relatives à des soupçons de corruption de certains élus.
Lors d'une session extraordinaire, le député Ryad al-Adasani a exhibé ce qu'il a présenté comme des documents prouvant selon lui que le gouvernement a versé en 2011 à 13 parlementaires un total de 51 millions de dinars (170 millions de dollars) pour s'assurer de leurs voix lors de votes de projets de loi.Il a cité nommément d'anciens et d'actuels élus qui ont, selon lui, bénéficié de ces largesses. Quatre de ces élus siègent dans l'actuel Parlement.
M. Adasani était membre d'une commission parlementaire formée en 2012 par le Parlement d'alors dominé par l'opposition pour enquêter sur les...

