Plusieurs régiments de la police militaire de Rio de Janeiro étaient bloqués vendredi par des familles d'agents réclamant des salaires impayés, alors qu'un mouvement similaire dans l'État voisin a provoqué une vague de criminalité qui a fait plus de 120 morts violentes.
Malgré des rumeurs d'une grève totale à Rio qui ont fait souffler un vent de panique dans la population jeudi, le maintien de l'ordre est assuré normalement dans la seconde ville du Brésil et les policiers patrouillent dans tous les quartiers.
Selon le service de presse de la police militaire de Rio (PMERJ), des manifestants sont présents à l'entrée de 27 des 100 régiments que compte l'État de Rio, la plupart d'entre eux de façon "pacifique", sans empêcher l'entrée ou la sortie de véhicules.
Dans quatre d'entre eux, cependant, l'accès aux régiments est bloqué par les familles de policiers, comme dans le bataillon Choque, la police anti-émeute, déployé jeudi dans le centre de Rio lors d'une manifestation violente contre les mesures d'austérité du gouvernement local.
"Nous sommes arrivés à 4 heures du matin et depuis, aucune voiture n'est sortie d'ici", a expliqué à l'AFP l'une des six femmes qui bloquent l'entrée de ce bâtiment où travaille son mari.
Les agents n'ont pas le droit de faire grève, mais leurs familles peuvent les empêcher de travailler en bloquant l'accès aux régiments, comme c'est le cas à d'Espirito Santo.
Ce modus operandi n'a fonctionné que de façon sporadique à Rio. Le major Ivan Blaz, porte-parole de la police militaire locale (PMERJ), a expliqué aux journalistes que "95% des agents" travaillaient normalement.
"Nous savons qu'il règne une grande insatisfaction dans nos rangs, mais l'impact de l'absence de la police finit toujours par toucher les plus pauvres", reconnait le major Ivan Blaz.
À Espirito Santo, l'absence de patrouilles depuis samedi a déclenché une vague de violence, avec 121 morts violentes recensées par le syndicat de police locale, sans compter l'explosion des vols et actes de vandalismes.
L'armée a été appelée en renfort, avec plus de 1.700 hommes mobilisés et 1.300 autres attendus d'ici la fin du week-end, mais les rues sont pratiquement désertes depuis bientôt une semaine et les écoles demeurent fermées.
Jeudi, les autorités locales ont négocié pendant de longues heures avec des représentants des familles de policiers, mais aucun accord n'a été trouvé.
Le responsable de chef des services de sécurité de l'État, André Garcia, a expliqué vendredi en conférence de presse que 703 agents ont été inculpés pour rébellion. Selon le colonel de police militaire Nylton Rodrigues, ils encourent des peines de 8 à 20 ans de prison.
Malgré des rumeurs d'une grève totale à Rio qui ont fait souffler un vent de panique dans la population jeudi, le maintien de l'ordre est assuré normalement dans la seconde ville du Brésil et les policiers patrouillent dans tous les quartiers.
Selon le service de presse de la police militaire de Rio (PMERJ), des manifestants sont présents à l'entrée de 27 des 100 régiments que compte l'État de Rio, la plupart d'entre eux de façon "pacifique", sans empêcher l'entrée ou la sortie de véhicules.
Dans quatre d'entre eux, cependant, l'accès aux...


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