Des centaines de partisans de l'influent chef chiite Moqtada Sadr ont manifesté à Bagdad mercredi pour réclamer des réformes électorales avant un scrutin provincial prévu en septembre.
Les protestataires, qui appellent depuis des mois à de profondes réformes politiques, estiment notamment que la loi électorale en vigueur sert les intérêts des grands partis qu'ils accusent de corruption et de népotisme.
"Nous sommes venus pour appeler à amender la loi électorale et à remplacer les membres de la commission électorale", a dit Naïm Toma, un chauffeur de taxi de 43 ans qui habite le grand quartier chiite de Sadr City.
Un grand nombre de manifestants sont venus de ce même quartier du nord de Bagdad, fief du mouvement sadriste.
"L'une de nos principales exigences est le remplacement des membres de la commission électorale qui sont tous affiliés à un seul grand parti", a dit un autre manifestant, Ikhlass al-Obeidi.
"Au final, ce qu'on veut c'est changer la direction politique qui a poussé le pays à la crise, et lui substituer des gens qui travaillent pour servir la nation et le peuple irakiens", a dit ce jeune médecin.
Arborant des drapeaux irakiens devant la Zone verte, le secteur ultrasécurisé du centre de Bagdad, la plupart des manifestants ont souligné que la Haute commission électorale indépendante était tout sauf indépendante.
Le gouvernement de Haider al-Abadi a fixé à septembre les prochaines élections provinciales. Le mandat de la commission électorale expire en septembre.
"Nous devons choisir des membres indépendants qui sont compétents et non loyaux à des partis ou des blocs, car ils seront ainsi toujours soumis à des pressions politiques intenses", a dit le militant Hana Edwar.
Les précédentes provinciales avaient eu lieu en 2013 et leurs résultats sont perçus comme un baromètre pour les élections législatives prévues en principe en 2018.
L'année dernière, les partisans de Moqtada Sadr ont manifesté maintes fois pour réclamer des réformes politiques, surtout la formation d'un nouveau gouvernement, et protester contre l'inaction du Parlement.
Les manifestations avaient cessé avec le lancement en octobre de l'offensive de l'armée pour reprendre la ville de Mossoul aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI).
Mais l'annonce le mois dernier que les provinciales se tiendraient en septembre a remis la politique à l'ordre et les partisans de Moqtada Sadr se préparent à reprendre leur campagne de protestations.
"La semaine prochaine, nous organiserons une imposante manifestation pour réaffirmer nos demandes", a dit Ibrahim al-Jaberi, un représentant du mouvement Sadr.
Les protestataires, qui appellent depuis des mois à de profondes réformes politiques, estiment notamment que la loi électorale en vigueur sert les intérêts des grands partis qu'ils accusent de corruption et de népotisme."Nous sommes venus pour appeler à amender la loi électorale et à remplacer les membres de la commission électorale", a dit Naïm Toma, un chauffeur de taxi de 43 ans qui habite le grand quartier chiite de Sadr City.
Un grand nombre de manifestants sont venus de ce même quartier du nord de Bagdad, fief du mouvement sadriste."L'une de nos principales exigences est le remplacement des membres de la commission électorale qui...

