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Le Kremlin dit n'avoir eu aucun contact avec l'administration Trump

La nouvelle administration américain n'a pas consulté la Russie avant d'annoncer son projet de création de "zones de sécurité" pour les réfugiés en Syrie et aucun contact direct n'a du reste été établi depuis l'investiture de Donald Trump, a annoncé jeudi le porte-parole du Kremlin.

"Non, nos partenaires américains ne nous ont pas consultés", a répondu Dmitri Peskov interrogé lors d'une conférence de presse téléphonique sur le projet de Washington.

"C'est une décision souveraine", a-t-il poursuivi, ajoutant: "Il est important qu'elle n'exacerbe pas la situation avec les réfugiés, mais probablement toutes les conséquences ont-elles été pesées."

Plus globalement, Peskov a souligné qu'aucun contact n'avait encore été pris entre la nouvelle présidence Trump et le Kremlin.

"Un travail diplomatique de routine est en cours, notre ambassade à Washington fonctionne, elle est en contact constant avec ses interlocuteurs au département d'Etat", a-t-il dit.

Donald Trump a annoncé mercredi soir sur ABC qu'il "ferait sans nul doute des zones de sécurité en Syrie" pour les réfugiés fuyant la guerre civile.

Le 45e président des Etats-Unis n'en a pas dit davantage, mais un projet de décret présidentiel qui pourrait être soumis à sa signature et que Reuters a pu consulter ordonne au secrétaire d'Etat et au secrétaire à la Défense de préparer la création de "zones de sécurité en Syrie et dans la région où les déplacés syriens pourront attendre une affectation définitive, comme un rapatriement ou une relocalisation dans un pays tiers".

La création de zones de sécurité pour les civils dans le nord de la Syrie, qui supposeraient en principe d'empêcher les bombardements de l'aviation syrienne, est réclamée de longue date par la Turquie, qui a accueilli sur son territoire le plus grand nombre de réfugiés syriens.

Mais bien que cette question ait souvent été débattue par l'administration Obama, l'ancien président américain n'a jamais voulu s'engager dans cette voie par crainte que cela ne débouche sur un conflit ouvert avec le régime syrien et son allié russe.

La nouvelle administration américain n'a pas consulté la Russie avant d'annoncer son projet de création de "zones de sécurité" pour les réfugiés en Syrie et aucun contact direct n'a du reste été établi depuis l'investiture de Donald Trump, a annoncé jeudi le porte-parole du Kremlin.
"Non, nos partenaires américains ne nous ont pas consultés", a répondu Dmitri Peskov interrogé lors d'une conférence de presse téléphonique sur le projet de Washington.
"C'est une décision souveraine", a-t-il poursuivi, ajoutant: "Il est important qu'elle n'exacerbe pas la situation avec les réfugiés, mais probablement toutes les conséquences ont-elles été pesées."
Plus globalement, Peskov a souligné qu'aucun contact n'avait encore été pris entre la nouvelle présidence Trump et le Kremlin.
"Un travail diplomatique de routine...