Un jeune a été blessé par balle lors d'un raid policier lancé jeudi à l'aube à Bahreïn contre des partisans d'un dignitaire chiite qui observaient un sit-in, selon des témoins.
Les forces de sécurité ont fait usage de leurs armes lors de l'intervention à Diraz, village près de Manama, pour disperser ce sit-in de protestation de fidèles de cheikh Issam Qassem, chef spirituel de la majorité chiite, déchu de sa nationalité bahreïnie pour avoir "encouragé le confessionnalisme". Un jeune de 21 ans, touché à la tête par balle, a été hospitalisé à Salmaniya, le principal centre hospitalier de la capitale, ont indiqué des militants des droits de l'Homme, citant une source médicale.
Des dizaines d'habitants de Diraz ont manifesté dans la matinée pour dénoncer le raid policier en scandant des slogans hostiles au régime, selon les témoins.
Des sit-in de protestation sont organisés notamment à Diraz depuis que cheikh Issa Qassem s'est vu retirer sa nationalité. Cheikh Issa, 75 ans, adversaire du pouvoir sunnite à Bahreïn, est poursuivi en justice pour "collecte illégale de fonds" et "blanchiment". Une nouvelle audience de son procès est prévue lundi prochain. Il a été déchu de sa nationalité le 20 juin 2016, le ministère de l'Intérieur l'ayant accusé d'"encourager le confessionnalisme" et de "servir des intérêts étrangers", en allusion à l'Iran. Cette mesure avait été critiquée par des ONG et des alliés occidentaux de Bahreïn, tout comme par l'Iran.
Le royaume de Bahreïn, siège de la Ve Flotte des Etats-Unis dans le Golfe, est le théâtre de troubles sporadiques depuis la répression d'un mouvement de contestation lancé en février 2011 dans la foulée du Printemps arabe.
Les forces de sécurité ont fait usage de leurs armes lors de l'intervention à Diraz, village près de Manama, pour disperser ce sit-in de protestation de fidèles de cheikh Issam Qassem, chef spirituel de la majorité chiite, déchu de sa nationalité bahreïnie pour avoir "encouragé le confessionnalisme". Un jeune de 21 ans, touché à la tête par balle, a été hospitalisé à Salmaniya, le principal centre hospitalier de la capitale, ont indiqué des militants des droits de l'Homme, citant une source médicale.
Des dizaines d'habitants de Diraz ont manifesté dans la matinée pour dénoncer le raid policier en scandant des slogans hostiles au...

