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L'émissaire de l'Onu pour la Syrie aux négociations d'Astana

L'émissaire de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura assistera finalement aux pourparlers de paix la semaine prochaine à Astana, à la demande du secrétaire général de l'Onu, a annoncé jeudi un porte-parole en marge du Forum économique de Davos auquel assistent les deux responsables.

Mardi, le bureau de M. de Mistura avait annoncé qu'il avait chargé son adjoint, Ramzy Ezzeldin Ramzy, et son directeur des affaires politiques Robert Dann, de le représenter dans la capitale kazakhe.

Mais "à la lumière de la complexité et de l'importance des problèmes susceptibles d'être abordés à Astana, et compte tenu du haut niveau de représentation à cette réunion, le secrétaire général a demandé à M. de Mistura de diriger l'équipe de l'Onu lors des pourparlers", a indiqué dans une note envoyée aux médias Stephane Dujarric, porte-parole du chef de l'Onu Antonio Guterres.

Le secrétaire général souhaite que la réunion d'Astana puisse "constituer un pas positif en vue de la reprise des négociations intra-syriennes sur la Syrie à Genève", a-t-il ajouté.

Organisés sous l'égide de la Russie, de l'Iran et de la Turquie, ces pourparlers réuniront pour la première fois autour d'une même table combattants rebelles et représentants du président syrien Bachar el-Assad depuis le début de la guerre il y a près de 6 ans.

Dans la capitale kazakhe, les délégations du régime syrien et des rebelles seront conduites par les mêmes représentants qu'aux pourparlers indirects organisés sans succès en Suisse ces dernières années.

La Russie, qui soutient le régime syrien, et la Turquie, soutien des rebelles, ont initié un accord de cessez-le-feu entre les forces du régime et les mouvements rebelles fin décembre, mais les violences ont repris dans certaines parties du pays.

Jeudi à Genève, le chef du groupe de travail de l'Onu sur l'aide humanitaire en Syrie, Jan Egeland, s'est dit particulièrement préoccupé face à la situation à Deir Ez-Zor, où l'étau des jihadistes se resserre et empêche l'acheminement de l'aide de l'Onu depuis le week-end dernier.

"La situation est absolument critique" alors qu'il n'y a plus que des "vivres pour quelques semaines", a-t-il dit lors d'un point de presse.

Assiégés par les jihadistes depuis le début de 2015, quelque 93.000 habitants ont survécu jusqu'à présent dans la partie tenue par le régime, qui représente un tiers de cette ville de l'est syrien, grâce aux largages aériens d'aide humanitaire effectués par le Programme alimentaire mondial (PAM), la Syrie et la Russie.

Or l'offensive menée par les jihadistes leur a permis de couper la ville en deux et de "prendre le contrôle de la zone de largage", a expliqué M. Egeland. L'Onu est d'autant plus inquiète pour les habitants que "l'hôpital qui soignait les blessés a dû être déplacé à la suite de tirs".

L'émissaire de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura assistera finalement aux pourparlers de paix la semaine prochaine à Astana, à la demande du secrétaire général de l'Onu, a annoncé jeudi un porte-parole en marge du Forum économique de Davos auquel assistent les deux responsables.
Mardi, le bureau de M. de Mistura avait annoncé qu'il avait chargé son adjoint, Ramzy Ezzeldin Ramzy, et son directeur des affaires politiques Robert Dann, de le représenter dans la capitale kazakhe.
Mais "à la lumière de la complexité et de l'importance des problèmes susceptibles d'être abordés à Astana, et compte tenu du haut niveau de représentation à cette réunion, le secrétaire général a demandé à M. de Mistura de diriger l'équipe de l'Onu lors des pourparlers", a indiqué dans une note envoyée aux médias Stephane...