Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a promis mercredi qu'il ferait tout pour parvenir à un accord "équilibré" sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, après que la Première ministre britannique Theresa May eut dévoilé ses plans pour le Brexit.
"Pour ma part, je ferai tout pour que cette négociation aboutisse à une solution équilibrée, dans le respect intégral de nos règles", a déclaré le chef de l'exécutif européen devant le Parlement européen réuni en séance plénière à Strasbourg.
"Je salue les clarifications de Mme May, mais je lui ai dit hier soir qu'un discours ne déclenche pas les négociations" avec l'Union européenne, a souligné M. Juncker. "Dès que le Royaume-Uni aura activé l'article 50 (du Traité de Lisbonne), il y aura une négociation inédite qui devrait aboutir en deux ans et dont les conséquences seront considérables pour le Royaume-Uni et ses 27 partenaires et l'UE toute entière", a rappelé le Luxembourgeois.
Ce dernier réagissait ainsi pour la première fois publiquement au discours prononcé mardi à Londres par Theresa May sur ses objectifs dans la future négociation de divorce avec l'UE.
De son côté, le Premier Ministre maltais Joseph Muscat, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE pendant les six prochains mois, a déclaré vouloir "un accord équitable" pour les Britanniques. Mais il a répété que le statut du Royaume-Uni vis-à-vis de l'UE devait être "nécessairement inférieur" à celui qu'il était en étant membre de l'UE. "Cela ne devrait être une surprise pour une personne. Penser autrement serait se déconnecter de la réalité", a jugé M. Muscat.
Le dirigeant maltais a estimé que la détermination de Mme May à quitter le marché unique était un "développement plutôt positif", confirmant la position des autres Etats membres selon laquelle l'accès au marché ne saurait être détaché du principe de liberté de mouvement des personnes, sur lequel est fondée l'Union.
Mme May a affirmé mardi qu'il était plus important pour le Royaume-Uni de limiter l'immigration en provenance du reste de l'UE que de garder un accès sans entraves au marché.
Le Premier ministre maltais a également déclaré que l'UE tiendrait un sommet "extraordinaire" sur le Brexit "dans un court laps de temps" après le déclenchement de l'article 50 par Londres (qui enclenchera le début des négociations de sortie du Royaume Uni), probablement quatre ou cinq semaines plus tard.
Theresa May a fait savoir que ce lancement officiel de la procédure de divorce avec l'UE interviendrait d'ici fin mars 2017.
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Brexit : Juncker promet de travailler à un accord "équilibré"
AFP / le 18 janvier 2017 à 14h31


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