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Philippines: la paix encore lointaine, selon les rebelles communistes

Les rebelles communistes philippins ont averti mardi, à deux jours de la reprise en Italie de négociations de paix, que l'accord espéré cette année par le gouvernement ne serait probablement pas conclu avant 2019.

Les représentants du Front démocratique national des Philippines (NDFP), vitrine politique d'une rébellion qui dure depuis près d'un demi-siècle, ont expliqué dans un communiqué que les combattants sur le terrain étaient de plus en plus frustrés par les "promesses non tenues" de Manille, et demandaient en conséquence la fin du cessez-le-feu.

"Le NDFP se rend à Rome, pour le troisième cycle de négociations, comme toujours déterminé à faire avancer les discussions de paix, mais de plus en plus inquiet quant à la sincérité de l'autre partie", a déclaré dans le communiqué le chef des négociateurs de la rébellion, Fidel Agcaoili.

Fondé en décembre 1968, le Parti communiste des Philippines (PCP) avait pris les armes trois mois plus tard pour renverser un système capitaliste jugé inégalitaire. Au moins 30.000 personnes ont été tuées dans le conflit, selon l'armée.

Le président Rodrigo Duterte, qui se présente comme "socialiste", a fait de la résolution de ce conflit une de ses priorités. Il avait lancé les négociations peu après sa prise de fonction fin juin. Il a aussi nommé trois communistes dans son cabinet.

Lors de leur première rencontre, fin août à Oslo, les deux parties ont conclu une trêve illimitée. Le gouvernement avait alors dit espérer un accord de paix dans les 12 mois. Mais M. Agcaoili a estimé que les rebelles auraient besoin d'au moins deux ans de plus. Les deux parties ont pour l'instant évoqué des réformes politiques et économiques et n'ont pas commencé les discussions de fond sur un accord de paix définitif.

A Rome, les négociateurs des deux camps doivent notamment agréer formellement les réformes politiques et économiques en question Les discussions semblent cependant plombées par des sujets qui ont déjà torpillé de précédentes négociations de paix. Les rebelles demandent de longue date la libération de centaines d'insurgés comme préalable à toute concession majeure.
Rodrigo Duterte avait libéré 18 dirigeants rebelles pour permettre de lancer les discussions. Mais la direction communiste demande l'élargissement a libération immédiate de 434 autres.

Le président a expliqué qu'il ne voulait pas les libérer d'emblée, comparant les négociations à une partie de poker. "Mes as sont en prison", a-t-il dit. "Si je les libérais (...) il n'y aurait plus rien à discuter."
La Nouvelle armée du peuple (NPA), bras armé de la rébellion, ne compterait plus aujourd'hui qu'environ 4.000 membres, contre 26.000 dans les années 1980. Mais elle bénéficie du soutien des populations les plus pauvres dans les zones rurales.

Les rebelles communistes philippins ont averti mardi, à deux jours de la reprise en Italie de négociations de paix, que l'accord espéré cette année par le gouvernement ne serait probablement pas conclu avant 2019.
Les représentants du Front démocratique national des Philippines (NDFP), vitrine politique d'une rébellion qui dure depuis près d'un demi-siècle, ont expliqué dans un communiqué que les combattants sur le terrain étaient de plus en plus frustrés par les "promesses non tenues" de Manille, et demandaient en conséquence la fin du cessez-le-feu.
"Le NDFP se rend à Rome, pour le troisième cycle de négociations, comme toujours déterminé à faire avancer les discussions de paix, mais de plus en plus inquiet quant à la sincérité de l'autre partie", a déclaré dans le communiqué le chef des négociateurs de la...