Le Premier ministre libanais Saad Hariri a été le premier à prendre la parole devant les députés réunis mardi au Parlement, dans le centre-ville de Beyrouth, où se tient la première séance du débat de confiance. M. Hariri a lu le texte de la déclaration ministérielle adopté samedi par le nouveau gouvernement.
"Le succès (du gouvernement) se résume en un mot : la confiance. Plus la confiance augmente plus les chances de réussite augmentent. Lorsque nous faisons un pas en arrière, nous allons vers l'échec, a déclaré M. Hariri. Regagner la confiance (des Libanais) commence en nous mettant d'accord sur plusieurs points : le de taux de pauvreté a dépassé les 30%, le chômage a atteint les 25%, le développement économique est de moins de 2% et notre pays accueille plus d'un millions de réfugiés fuyant la guerre en Syrie".
"Nous avons choisi pour notre gouvernement le titre de regain de confiance. Nous nous devons de redonner aux Libanais confiance dans leur pays et leurs institutions, redonner confiance en l'indépendance et la souveraineté, a affirmé le Premier ministre. Nous nous devons de redonner confiance en notre Constitution, résoudre les problèmes via le dialogue, et seulement le dialogue, et ne pas recourir à la violence".
"Nous sommes devant vous aujourd'hui pour demander votre confiance. Celle-ci nous permettra de redonner espoir et optimisme par l'adoption d'une nouvelle loi électorale et la dynamisation de l'économie libanaise afin d'assurer des opportunités de travail aux jeunes", a poursuivi M. Hariri devant les députés.
"Le gouvernement a plusieurs priorités, a-t-il expliqué, avec à leur tête l'adoption du budget, l'adoption des lois déjà prêtes, la présentation de projets qui assureront un environnement économique sain au Liban et favoriseront les secteurs agricoles et industriels. Notre cabinet accordera également toute l'importance aux secteurs des télécoms et de la technologie". Le Premier ministre a aussi indiqué que son gouvernement "s'engage à traiter les crises qui font souffrir les Libanais au quotidien : l'électricité, l'eau, le trafic, les déchets, la pollution des eaux du Litani". "Le réveil économique ne peut être complet sans qu'on assure la santé et l'éducation pour tous", a-t-il affirmé.
"Le gouvernement s'engage à mettre en place un plan national pour combattre la corruption et à prendre les mesures nécessaires dans les secteurs qui y sont les plus exposés, a souligné M. Hariri. Le gouvernement aura comme priorité d'assurer un équipement aux services de sécurité afin que ces derniers puissent protéger la population et le pays des turbulences qui nous entourent. Le cabinet s'engage aussi à mettre en place une stratégie nationale pour combattre le terrorisme ainsi qu'une stratégie de défense autour de laquelle nous nous entendrons par le dialogue".
"Mon équipe travaillera en coopération avec le Parlement pour que soit adoptée au plus vite une loi électorale qui assurera une juste représentation populaire et respectera les règles de la parité afin que les législatives aient lieu à la date prévue, a assuré le Premier ministre. Il est essentiel d'éloigner le Liban des conflits régionaux en adoptant une politique extérieure basée sur l'intérêt du Liban et en respectant le droit international". "Concernant le conflit avec Israël, nous n'épargnerons aucun effort ni aucune résistance afin de libérer ce qui reste comme territoires libanais occupés et de protéger notre patrie d'un ennemi qui continue de convoiter nos terres, notre eau et nos richesses naturelles", a-t-il ajouté.
M. Hariri a également affirmé que son gouvernement s'engage à assurer le suivi de l'adoption de la loi de la décentralisation administrative et que la seule solution à la crise des réfugiés est qu'ils retournent dans leur pays.
Avant que le Premier ministre prenne la parole. La Chambre des députés a approuvé la nomination de l'ancien ministre Waël Bou Faour au bureau du Parlement. Il vient ainsi remplacer Marwan Hamadé, devenu ministre. Il convient enfin de signaler que le député Serge Torsarkissian a protesté contre sa nomination dans plus de deux commissions parlementaires.
"Le succès (du gouvernement) se résume en un mot : la confiance. Plus la confiance augmente plus les chances de réussite augmentent. Lorsque nous faisons un pas en arrière, nous allons vers l'échec, a déclaré M. Hariri. Regagner la confiance (des Libanais) commence en nous mettant d'accord sur plusieurs points : le de taux de pauvreté a dépassé les 30%, le chômage a atteint les 25%, le développement économique est de moins de 2% et notre pays accueille plus d'un millions de réfugiés fuyant la guerre...

