Le difficultés s'amoncellent pour la maire de Rome, Virginia Raggi, placée samedi sous la tutelle de son parti, le Mouvement 5 Etoiles (M5S, populiste) après l'arrestation d'un de ses plus proches collaborateurs, arrêté pour corruption.
"Rome continue avec Virginia Raggi, maire Cinq Etoiles. Des erreurs ont été faites, que Virginia Raggi a reconnues: elle a fait confiance aux personnes les moins fiables du monde", a écrit sur son blog Beppe Grillo, le charismatique leader du M5S. "A partir d'aujourd'hui on change de braquet, il faut réparer les erreurs, ne laisser place à aucun doute", a ajouté l'ancien humoriste.
L'arrestation vendredi de Raffaele Marra, chef du personnel de la mairie, a donné lieu a un sévère rappel à l'ordre de Mme Raggi de la part de Beppe Grillo, qui a même envisagé d'exclure la maire du parti avant de se raviser, rapportent les médias dimanche. M. Marra est soupçonné d'avoir reçu en 2013 de l'argent d'un entrepreneur immobilier alors qu'il était chargé de la politique du logement sous l'ancien maire Gianni Alemanno (droite).
Au terme d'une journée de tractations avec sa majorité municipale, sous l'oeil de la direction du M5S, Virginia Raggi a finalement cédé samedi soir aux exigences de son mouvement qui lui demandait de se séparer de deux de ses collaborateurs, des proches de Raffaele Marra. Il s'agit de son premier adjoint Daniele Frongia, contraint de quitter ses fonctions, mais qui conserve sa délégation à la jeunesse et aux sports, et de Salvatore Romeo, chef du secrétariat politique de la maire, lui aussi poussé à la démission.
Beppe Grillo avait déjà signifié à Virginia Raggi vendredi que "les décisions importantes, comme les nominations", devraient désormais être avalisées par la direction du parti.
Alors qu'entre hésitations et démissions, l'équipe de Mme Raggi n'est toujours pas au complet six mois après son élection, ce nouveau coup dur ne fait pas l'affaire du M5S, né d'un rejet de la vieille classe politique et qui réclame des élections anticipées dans l'espoir de diriger l'Italie. M. Grillo, qui a fait de "l"Onestà" (l'honnêteté) et de la transparence les piliers de son mouvement a aussi annoncé la mise en place prochaine "d'un code de déontologie qui régira la conduite des élus 5 Etoiles en cas de procédure judiciaire".
En Italie, les vicissitudes la première édile de Rome ont occulté celles de son homologue milanais, Giuseppe Sala (centre gauche), qui fait l'objet d'une enquête sur la période où il dirigeait l'Exposition universelle de 2015. Ce dernier a annoncé jeudi se suspendre de ses fonctions le temps de comprendre ce qui lui est reproché et d'organiser sa défense.
Quelque 140 maires italiens, de droite comme de gauche, lui ont toutefois apporté leur soutien dans un appel lui demandant de reprendre ses fonctions.
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Les difficultés s'amoncellent pour la maire de Rome, placée sous la tutelle de son parti
AFP / le 18 décembre 2016 à 13h52


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