Le militant chinois des droits de l'homme et ex-avocat Jiang Tianyong, disparu depuis près d'un mois en Chine, est accusé d'avoir "livré des secrets d'Etat à l'étranger", a indiqué un média officiel.
M. Jiang s'est occupé d'affaires sensibles, comme celles d'adeptes du mouvement sportif et religieux Falun Gong (interdit en Chine), de familles de victimes dans l'affaire du lait contaminé en 2008, ou encore du célèbre militant aveugle exilé aux Etats-Unis Chen Guangcheng. Sa licence d'avocat lui a été retirée en 2009 en raison de son militantisme, selon Amnesty International.
Il a disparu le 21 novembre dans la ville de Changsha (centre de la Chine), avant de monter à bord d'un train en direction de Pékin (nord), la capitale chinoise.
Tout voyageur en Chine doit justifier de son identité lors de l'embarquement, mais Jiang Tianyong aurait présenté une carte d'identité d'une autre personne, a indiqué vendredi soir sur son site internet le Fazhi Ribao (Legal Daily), un journal du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir, citant la police. Interpellé, M. Jiang aurait alors été placé en détention administrative durant neuf jours, selon la même source.
"L'enquête a montré (...) qu'il possédait des documents contenant des secrets d'Etat, était en contact avec des structures, des organisations et des personnalités étrangères, et aurait illégalement livré des secrets d'Etat à l'étranger", ajoute le Legal Daily. Le militant fait l'objet depuis le 1er décembre d'une "mesure coercitive pénale", une expression vague indiquant une restriction de sa liberté de mouvement.
"Jiang Tianyong a avoué", assure par ailleurs le quotidien. Les aveux forcés restent cependant courants en Chine, où la justice est soumise au pouvoir politique.
Philip Alston, rapporteur spécial des Nations unies sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme, avait indiqué la semaine dernière que la disparition de M. Jiang pourrait être une mesure de "représailles", après sa rencontre avec le militant en Chine en août 2016.
Depuis l'arrivée du président Xi Jinping fin 2012 à la tête du pays, experts et associations dénoncent un durcissement croissant de la répression contre les voix critiques à l'égard du régime communiste, qui ne tolère aucune dissidence organisée.
En juillet 2015, plus de 200 personnes ont ainsi été interpellées lors d'un coup de filet dans les cabinets d'avocats et auprès des défenseurs des droits de l'homme.
M. Jiang s'est occupé d'affaires sensibles, comme celles d'adeptes du mouvement sportif et religieux Falun Gong (interdit en Chine), de familles de victimes dans l'affaire du lait contaminé en 2008, ou encore du célèbre militant aveugle exilé aux Etats-Unis Chen Guangcheng. Sa licence d'avocat lui a été retirée en 2009 en raison de son militantisme, selon Amnesty International.Il a disparu le 21 novembre dans la ville de Changsha (centre de la Chine), avant de monter à bord d'un train en direction de Pékin (nord), la capitale chinoise.
Tout voyageur en Chine doit justifier de son identité lors de l'embarquement, mais...

