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Libération d'un seigneur de guerre afghan: les témoins de son procès sans protection

Des défenseurs des droits de l'Homme ont appelé cette semaine la Grande-Bretagne à protéger des Afghans ayant témoigné devant la justice britannique contre un seigneur de guerre afghan tout juste libéré et de retour au pays.

Faryadi Sarwar Zardad avait été condamné en 2005 par un tribunal britannique à 20 ans de prison pour prise d'otages et torture durant la guerre civile qui a déchiré l'Afghanistan dans les années 90. Il est arrivé à Kaboul mercredi après avoir été expulsé de Grande-Bretagne dans la foulée de sa libération anticipée.
L'organisation Human Rights Watch s'est déclarée inquiète qu'il cherche à se venger d'Afghans ayant témoigné contre lui, la plupart par liaison vidéo, et dont certains n'étaient pas au courant de son retour.
"En expulsant Zardad sans prendre de mesures pour protéger les témoins, la Grande-Bretagne a trahi ceux qui ont rendu possible sa condamnation", a déploré Patricia Gossman, chargée de l'Afghanistan au sein de Human Rights Watch.

"Les témoins méritent que des mesures immédiates soient prises, notamment aider les plus exposés à changer de domicile, et travailler avec les autorités afghanes pour s'assurer que Zardad respecte les conditions de sa libération sur parole."
A peine arrivé à Kaboul, Zardad a été escorté par un convoi des forces de sécurité afghanes dans un lieu tenu secret.

Zardad était un commandant haut placé au sein du groupe islamiste armé Hezb-i-Islami, dirigé par Gulbuddin Hekmatyar, qui a récemment signé un accord de paix avec Kaboul. Zardad avait fui l'Afghanistan deux ans après l'arrivée au pouvoir des talibans en 1996, et s'était réfugié en Grande-Bretagne, semble-t-il avec un faux passeport.

Localisé à Londres par une équipe de la BBC, il avait néanmoins été arrêté et emprisonné.
Au plus fort de la guerre civile afghane, Zardad était considéré comme chef de plusieurs postes de contrôle sur une autoroute reliant la capitale avec le Pakistan voisin, sur laquelle il rackettait, enlevait et torturait des voyageurs.

Sa libération anticipée intervient quelques mois après la signature d'un accord prévoyant la libération des hommes d'Hekmatyar emprisonnés en Afghanistan, en échange d'un cessez-le-feu.
Un porte-parole du Hezb-i-Islami et l'ambassade britannique à Kaboul ont toutefois assuré que la libération de Zardad était sans lien avec cet accord.

Des défenseurs des droits de l'Homme ont appelé cette semaine la Grande-Bretagne à protéger des Afghans ayant témoigné devant la justice britannique contre un seigneur de guerre afghan tout juste libéré et de retour au pays.
Faryadi Sarwar Zardad avait été condamné en 2005 par un tribunal britannique à 20 ans de prison pour prise d'otages et torture durant la guerre civile qui a déchiré l'Afghanistan dans les années 90. Il est arrivé à Kaboul mercredi après avoir été expulsé de Grande-Bretagne dans la foulée de sa libération anticipée.L'organisation Human Rights Watch s'est déclarée inquiète qu'il cherche à se venger d'Afghans ayant témoigné contre lui, la plupart par liaison vidéo, et dont certains n'étaient pas au courant de son retour."En expulsant Zardad sans prendre de mesures pour protéger les...