Le Parlement autrichien a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi une loi d'expropriation de la maison natale d'Hitler, ouvrant la voie à une profonde modification architecturale du bâtiment afin que celui-ci ne soit plus un lieu de pélerinage néonazi.
La loi, adoptée à la quasi-unanimité des députés, est destinée à mettre fin à un long différend entre l'Etat et la famille propriétaire de cette maison de ville du 17e siècle située dans le centre de Braunau-am-Inn, à la frontière allemande.
La maison doit désormais faire l'objet d'important travaux et abriter à terme une institution pour handicapés, un usage représentant "l'antithèse du nazisme", a déclaré jeudi Josef Pühringer, le gouverneur de Haute-Autriche, où se trouve la localité.
Louée par l'Etat depuis 1972 afin d'en contrôler l'usage, l'imposante bâtisse jaune où le dictateur est né en 1889 avait déjà hébergé par le passé un centre pour handicapés, une catégorie de la population qui avait été victime du régime nazi. Depuis 2011 cependant, les propriétaires avaient opposé leur veto à tout usage du bâtiment.
Resté inoccupé depuis lors, celui-ci est devenu un lieu de pélerinage de prédilection de nostalgiques du IIIe Reich. L'un d'eux, un homme de 27 ans, doit être jugé le 20 décembre pour avoir paradé devant la maison en arborant un t-shirt nazi en août 2015.
Le montant de l'indemnisation qui sera versée par l'Etat autrichien pour prix de l'expropriation n'a pas été divulgué. Il s'acquittait d'un loyer mensuel de 4.800 euros pour le bâtiment inutilisé.
Evoquée en octobre par le ministre de l'Intérieur Wolfgang Sobotka, mais combattue notamment par une commission d'experts, l'idée d'une démolitionde la maison "n'est plus à l'ordre du jour", a précisé jeudi M. Pühringer, après concertation avec le ministre et le maire de la localité. "A la suite d'une discussion approfondie, nous avons décidé de ne pas la raser" afin notamment de ne pas risquer de se faire accuser de vouloir "faire disparaître un chapître d'une histoire embarrassante", a-t-il indiqué.
En tout état de cause, le bâtiment ne devra "plus (pouvoir) être identifié dans sa forme extérieure", a souligné le gouvernement. M. Sobotka avait annoncé en octobre le lancement d'un concours d'architectes sur le devenir de la maison.
La loi, adoptée à la quasi-unanimité des députés, est destinée à mettre fin à un long différend entre l'Etat et la famille propriétaire de cette maison de ville du 17e siècle située dans le centre de Braunau-am-Inn, à la frontière allemande.
La maison doit désormais faire l'objet d'important travaux et abriter à terme une institution pour handicapés, un usage représentant "l'antithèse du nazisme", a déclaré jeudi Josef Pühringer, le gouverneur de Haute-Autriche, où se trouve la localité.
Louée par l'Etat depuis 1972 afin d'en contrôler l'usage,...

