Le président chinois Xi Jinping a exhorté le Parti communiste à renforcer son influence idéologique sur les étudiants, a indiqué vendredi un média officiel, énième tour de vis sur un système éducatif déjà imprégné de marxisme.
L'enseignement supérieur doit "être au service du régime du Parti communiste chinois (PCC)" au pouvoir et "renforcer et promouvoir le socialisme à la chinoise", a déclaré M. Xi lors d'une réunion qui s'est achevée jeudi, selon l'agence Chine nouvelle.
Le PCC exerce déjà une forte emprise sur les salles de classe. Les Chinois, de l'école primaire à l'université, doivent suivre des cours de "politique" ou de "marxisme", donnant lieu à des examens. Leur influence réelle sur les mentalités est difficile à jauger, ces enseignements étant aujourd'hui déconsidérés par beaucoup d'étudiants.
Xi Jinping a ainsi sommé les universités d'intégrer le "travail idéologique" tout au long du cursus des élèves, a noté vendredi Chine nouvelle, le numéro un chinois plaidant pour davantage de cours de théorie marxiste.
Depuis son arrivée aux affaires fin 2012, M. Xi tente de renforcer son pouvoir, notamment en supervisant une vaste campagne de répression, qui a réduit la liberté d'expression sur internet et conduit à l'interpellation de centaines d'avocats défendant des cas sensibles.
L'affirmation de son autorité passe également par une influence renforcée sur le personnel enseignant, qui prend parfois le relais de la lutte idéologique. En mai dernier, un groupe de professeurs avait ainsi dénoncé le "lavage de cerveau" des étudiants en économie en raison des "théories occidentales" qu'on leur inculquerait.
Le ministre de l'Éducation avait lui annoncé en 2015 que les manuels scolaires faisant la promotion des "valeurs occidentales" seraient désormais bannis des universités.
Nombre d'analystes jugent par ailleurs la liberté académique en recul sous Xi Jinping, avec plusieurs professeurs critiques licenciés ou emprisonnés.
Dernières Infos
Le président chinois veut (encore) plus de Marx à la fac
AFP / le 09 décembre 2016 à 10h50


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine