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La société civile toujours plus réprimée dans le monde, selon Amnesty

AFP
08/12/2016

Harcelées au Pérou et en Turquie, emprisonnés en Egypte et en Azerbaïdjan... Amnesty International, via dix cas emblématiques, dénonce jeudi la répression accrue de la société civile partout dans le monde, à deux jours de la journée internationale des droits de l'Homme.

Agé de 29 ans, le photo reporter Mahmoud Abu Zeid, connu sous le pseudonyme de "Shawkan", est emprisonné depuis août 2013 en Egypte pour avoir pris des clichés d'une manifestation réprimée dans le sang. "Interdit de visite et de soins médicaux" alors qu'il souffre d'une hépatite C, "Shawkan", poursuivi pour "meurtre, tentative de meurtre et appartenance à un groupe terroriste", risque la peine de mort pour n'avoir fait que son travail, a dénoncé Khaled Elbalshy, cadre du Syndicat de la presse égyptienne, lors d'une conférence jeudi dans les locaux parisiens d'Amnesty international.
Son cas "symbolise" les atteintes multiples aux droits de la presse en Egypte, avec 792 cas de violences contre des journalistes recensés pour la seule année 2015, regrette M. Elbalshy.

Bayram Mammadov et Giyas Ibrahimov, 21 et 22 ans, sont incarcérés depuis mai pour avoir tagué la statue de l'ex-président azerbaïdjanais Haïdar Aliev (1993-2003), à qui son fils Ilham a succédé. "Torturés par la police", ils sont poursuivis pour "trafic de drogue" dans un dossier "monté de toutes pièces", a affirmé Turgut Gambar, un cadre du mouvement civique Nida et proche des deux hommes. Giyas Ibrahimov a été condamné a dix ans de prison. Bayram Mammadov connaîtra prochainement sa peine.
Pour M. Gambar, la mobilisation des médias internationaux est la "clé" de leur libération.

Au Pérou, Maxima Acuña, paysanne illettrée, fait l'objet de harcèlement violent pour qu'elle vende ses terres à une entreprise minière. En Turquie, l'avocate Eren Keskin, qui a été "traînée devant les tribunaux plus de cent fois", notamment pour avoir dénoncé le sort de la minorité kurde, risque d'être emprisonnée "à tout moment et pour longtemps", selon Amnesty.

Pendant dix jours, du 2 au 11 décembre, Amnesty met la lumière sur dix situations emblématiques qui incarnent une "tendance répressive" observée "dans tous les coins du monde" depuis quelques années à l'encontre de la société civile, a souligné Nicolas Krameyer, chargé de plaidoyer à Amnesty. L'association fait signer des pétitions en ligne et organise des actions symboliques pour les soutenir.

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