L'éditorialiste britannique pro-Trump Milo Yiannopoulos du site ultra-conservateur Breitbart a dénoncé mardi une atteinte à "la liberté d'expression" après s'être vu refuser, pour des raisons de sécurité, une prise de parole dans son ancienne école au Royaume-Uni.
Bien que l'équipe éducative et les élèves aient été favorables à la venue du journaliste, "la menace de manifestations" contre sa présence a conduit à cette annulation, a expliqué un porte-parole de la Simon Langton Grammar School for Boys de Canterbury (sud-est). L'école précise avoir pris sa décision après avoir "contacté l'unité de lutte contre l'extrémisme du (ministère de l'Education)".
"La liberté d'expression est morte au Royaume-Uni", a réagi Yiannopoulos sur sa page Facebook.
Fervent supporteur du président américain élu Donald Trump, qu'il avait appelé "daddy" (papa) pendant la campagne, Yiannopoulos est l'une des figures de la droite alternative américaine, nationaliste et pro-Blancs.
Spécialisé dans les nouvelles technologies et connu sur les réseaux sociaux pour son ton provocateur, il avait été banni de Twitter en juillet pour avoir alimenté des attaques contre l'actrice noire américaine Leslie Jones.
Alors que Jones se plaignait d'avoir reçu un déluge de messages haineux et parfois racistes depuis la sortie du film "S.O.S. Fantômes", Milo Yiannopoulos l'avait accusée de se poser en victime et l'avait traitée d'illettrée.
Le site d'information Breitbart, proche de l'extrême droite, a apporté un soutien actif à Donald Trump pendant la course à la Maison Blanche. Le président de Breitbart, Steve Bannon, a rejoint l'équipe de campagne de Donald Trump en août et vient d'être nommé "haut conseiller et chef de la stratégie" de la future administration du président élu.
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GB : Un journaliste de Breitbart interdit de parole dans une école
AFP / le 22 novembre 2016 à 18h19

