Les assassinats et violences visant des élus locaux ces dernières semaines en Colombie pourraient entraver l'application de l'accord de paix négocié entre le gouvernement et les Farc, la guérilla marxiste craignant même un retour de la "guerre sale".
La mission d'appui au processus de paix en Colombie, diligentée par l'Organisation des Etats américains (OEA), a fait part dimanche dans un communiqué de "sa préoccupation" au sujet de la sécurité des élus et militants locaux, citant un rapport récent faisant état de 33 élus ou militants locaux assassinés en 2016.
La mission souligne "les conditions de sécurité difficiles affrontées par les membres des organisations locales et communales, des personnes historiquement affectées par le conflit" armé entre gouvernement et guérillas, qui dure depuis plus d'un demi-siècle et a fait officiellement 260.000 morts, près de 7 millions de déplacés et quelque 45.000 disparus.
Au cours des deux dernières semaines, quatre personnes au moins auraient été assassinées dans la province de Caqueta (sud), et une personne dans la province de Meta (centre), selon la presse locale.
Sur son compte Twitter, l'un des négociateurs des Farc du récent accord de paix, Pablo Catatumbo, a dénoncé dimanche "les assassinats systématiques de leaders paysans": "Nous exigeons l'application immédiate de l'accord de garantie de la sécurité, la guerre sale est de retour".
Le président Juan Manuel Santos a lui annoncé dimanche une réunion "pour prendre des mesures contre les crimes et les agressions visant des élus locaux": "La paix en Colombie ne peut attendre", a-t-il plaidé sur Twitter.
Après le rejet par référendum d'un premier accord de paix entre les Farc et le gouvernement le 2 octobre, les négociateurs des deux camps sont parvenus à un nouvel accord, à La Havana, le 12 octobre.
Gouvernement et Farc envisageraient maintenant de faire ratifier ce texte par le Parlement, et non plus par référendum.
La mission d'appui au processus de paix en Colombie, diligentée par l'Organisation des Etats américains (OEA), a fait part dimanche dans un communiqué de "sa préoccupation" au sujet de la sécurité des élus et militants locaux, citant un rapport récent faisant état de 33 élus ou militants locaux assassinés en 2016.
La mission souligne "les conditions de sécurité difficiles affrontées par les membres des organisations locales et communales, des personnes historiquement affectées par le conflit" armé entre gouvernement et guérillas, qui dure depuis plus d'un...


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