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L'opposition fait un pas vers la destitution de la présidente sud-coréenne

L'étau s'est encore resserré lundi autour de la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, empêtrée dans un énorme scandale de corruption, le principal parti d'opposition disant examiner les possibilités de lancer contre elle une procédure de destitution.

Le parquet a annoncé dimanche qu'il la soupçonnait désormais de "collusion" avec les acteurs de cette retentissante affaire qui a jeté la population dans la rue.
Mme Park est malmenée depuis de longues semaines par une enquête centrée sur une de ses vieilles amies, Choi Soon-Sil, confidente de l'ombre arrêtée début novembre.

"Nous allons immédiatement passer en revue un calendrier et les moyens d'une destitution et mettre en place une sous-commission pour examiner le lancement d'une procédure de destitution", a déclaré Choo Mi-Ae, qui dirige le Parti démocratique.

Deux autres formations d'opposition plus petites ont déjà déclaré qu'elles chercheraient à obtenir la destitution de la présidente.

Une telle procédure pourrait cependant durer des mois et jusqu'à présent le Parti démocratique avait hésité à agir de peur que les électeurs conservateurs ne le lui fassent payer dans les urnes.

Mme Choi, 60 ans, est accusée d'avoir usé de son influence sur la présidente, alors qu'elle n'occupait aucun poste officiel, pour extorquer des sommes astronomiques à des groupes industriels.
Le parquet a expliqué qu'à son avis, la présidente avait "joué un rôle de collusion dans une partie considérable des activités criminelles" de Mme Choi et de deux de ses anciens conseillers.

Plus de 50 groupes, parmi lesquels les géants Samsung et Hyundai, ont été contraints de verser au total 77,4 milliards de wons (61,8 millions d'euros) à deux fondations créées par Mme Choi.
Le mandat de cinq ans de Mme Park s'achève en février 2018. Les observateurs considèrent vraisemblable qu'elle s'accroche à son poste car un chef de l'Etat en exercice ne peut être poursuivi au pénal, sauf pour insurrection ou trahison.

A eux trois, les partis d'opposition détiennent 55% des sièges parlementaires, soit moins que les deux tiers des voix qui seraient requis pour voter la destitution.

Mais face à la colère de l'opinion publique, des dizaines de parlementaires appartenant au parti de la présidente se sont dits favorables à cette perspective.

L'étau s'est encore resserré lundi autour de la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, empêtrée dans un énorme scandale de corruption, le principal parti d'opposition disant examiner les possibilités de lancer contre elle une procédure de destitution.
Le parquet a annoncé dimanche qu'il la soupçonnait désormais de "collusion" avec les acteurs de cette retentissante affaire qui a jeté la population dans la rue.Mme Park est malmenée depuis de longues semaines par une enquête centrée sur une de ses vieilles amies, Choi Soon-Sil, confidente de l'ombre arrêtée début novembre.
"Nous allons immédiatement passer en revue un calendrier et les moyens d'une destitution et mettre en place une sous-commission pour examiner le lancement d'une procédure de destitution", a déclaré Choo Mi-Ae, qui dirige le Parti...