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La justice russe ordonne un nouveau procès de l'opposant Navalny

La Cour suprême russe a annulé mercredi la condamnation de l'opposant Alexeï Navalny dans un procès de détournement de fonds, jugée "arbitraire" par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), mais a renvoyé son affaire en première instance.

La Cour suprême "a pratiquement refusé de respecter la décision de la CEDH. Ils n'ont pas classé l'affaire, mais ils l'ont renvoyée en vue d'un nouveau procès", a écrit M. Navalny sur Twitter.
Ce blogueur aux accents nationalistes et militant anticorruption a accusé la justice de vouloir ainsi l'empêcher de participer "à la vie politique" et de mener "ses enquêtes".

Son avocat Vadim Kobzev a confirmé à l'AFP que ce renvoi de l'affaire voulait dire qu'"il y aura un nouveau procès, et que tout va recommencer".

En 2013, M. Navalny, qui dénonce depuis des années la corruption des élites, avait été condamné à cinq ans de prison, la justice l'ayant reconnu coupable d'avoir organisé en 2009 le détournement de quelque 400.000 euros au détriment d'une société publique d'exploitation forestière, Kirovles, alors qu'il était consultant du gouverneur libéral de la région.
La même année, sa peine avait cependant été commuée en sursis en appel.

Son coaccusé Piotr Ofitserov, directeur d'un groupe commercial auquel Kirovles a vendu du bois à un prix inférieur à celui du marché, selon l'accusation, avait de son côté été condamné à quatre ans de prison, sa peine ayant également été commuée en sursis, lors d'un procès en appel.

En février, la CEDH a jugé ces décisions de justice "arbitraires", en estimant que les tribunaux "font fortement craindre" que les poursuites contre les accusés et leur condamnation aient été "de nature politique".
Les juges européens ont également ordonné à la Russie de verser 8.000 euros à chacun à titre de dédommagement moral.

Alexeï Navalny, qui en octobre 2013 a obtenu le score honorable de 27,2% à l'élection municipale à Moscou, s'est imposé ces dernières années comme l'opposant numéro un à Vladimir Poutine.
Il a fait plusieurs allers-retours en prison ou a été assigné à résidence, généralement pour des participations à des rassemblements non autorisés.
Fin 2014, il avait écopé de trois ans et demi de prison avec sursis pour avoir détourné, selon l'accusation, près de 400.000 euros appartenant à une filiale russe de la société française de cosmétiques Yves Rocher.

La Cour suprême russe a annulé mercredi la condamnation de l'opposant Alexeï Navalny dans un procès de détournement de fonds, jugée "arbitraire" par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), mais a renvoyé son affaire en première instance.
La Cour suprême "a pratiquement refusé de respecter la décision de la CEDH. Ils n'ont pas classé l'affaire, mais ils l'ont renvoyée en vue d'un nouveau procès", a écrit M. Navalny sur Twitter.Ce blogueur aux accents nationalistes et militant anticorruption a accusé la justice de vouloir ainsi l'empêcher de participer "à la vie politique" et de mener "ses enquêtes".
Son avocat Vadim Kobzev a confirmé à l'AFP que ce renvoi de l'affaire voulait dire qu'"il y aura un nouveau procès, et que tout va recommencer".
En 2013, M. Navalny, qui dénonce depuis des années la...