Le président afghan, Achraf Ghani, a ordonné lundi à ses ministres limogés par le Parlement de rester à leurs postes et saisi la Cour suprême pour tenter de résoudre cette crise institutionnelle.
Au cours des trois derniers jours, les parlementaires ont démis de leurs fonctions le ministre des Affaires étrangères et cinq autres ministres pour des questions budgétaires et de compétences.
Le Parlement, qui a le droit constitutionnel de révoquer les ministres, doit encore se prononcer sur le sort de huit autres membres du cabinet.
"Jusqu'à l'arrêt de la Cour suprême, tous les ministres doivent rester en poste", a déclaré le chef de l'Etat dans un communiqué diffusé à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire.
L'entourage du président fait valoir que le départ des ministres paralyserait l'action gouvernementale.
Le gouvernement d'unité nationale mis en place avec le soutien des Etats-Unis à l'issue de l'élection présidentielle très disputée de 2014 est affaibli par les querelles entre clans rivaux.
L'accord de partage du pouvoir prévoyait l'organisation dans un délai de deux ans de nouvelles élections législatives et d'un grand conseil constitutionnel pour rétablir la légitimité du pouvoir mais la date butoir est passée sans qu'aucune promesse n'ait été tenue.
Au cours des trois derniers jours, les parlementaires ont démis de leurs fonctions le ministre des Affaires étrangères et cinq autres ministres pour des questions budgétaires et de compétences.
Le Parlement, qui a le droit constitutionnel de révoquer les ministres, doit encore se prononcer sur le sort de huit autres membres du cabinet.
"Jusqu'à l'arrêt de la Cour suprême, tous les ministres doivent rester en poste", a déclaré le chef de l'Etat dans un communiqué diffusé à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire.
L'entourage du président fait valoir que le départ des ministres paralyserait l'action...

