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Pakistan : l'opposition reporte le blocage annoncé d'Islamabad

L'opposition pakistanaise a subitement reporté la mobilisation antigouvernementale massive annoncée pour mercredi dans la capitale, après une décision de justice ouvrant la voie à une enquête pour corruption visant la famille du Premier ministre. Le parti PTI avait promis un million de manifestants et un blocage de la capitale à partir du 2 novembre pour réclamer la démission du Premier ministre Nawaz Sharif, mis en cause dans les Panama Papers.

Des heurts ont opposé police et militants de l'opposition ces derniers jours, à mesure que montait la tension. Au moins un millier de partisans du PTI ont été arrêtés dans le pays depuis l'interdiction de tout rassemblement dans la capitale annoncée la semaine passée, une interdiction partiellement levée lundi. L'organisation Amnesty international a réclamé leur libération immédiate.

Lors d'une audition mardi, la Cour suprême a proposé de se pencher sur la formation d'une commission d'enquête sur les biens détenus à l'étranger par les enfants de M. Sharif via des holdings off-shore, dont l'existence a été révélée par les Panama Papers.

"Nous sommes déterminés à résoudre cette question", a déclaré à la Cour Asif Saeed Khosa, un des cinq juges chargé de trancher. "Maintenant que la plus haute Cour du pays s'est saisie de cette question, (...) nous vous demandons d'agir avec retenue", a-t-il ajouté à l'adresse des plaignants.

Le chef de file du PTI, l'ancien champion de cricket Imran Khan, a salué cette décision. "Je suis si heureux que la Cour suprême ait ordonné une enquête à partir de jeudi", a-t-il déclaré à la presse devant sa résidence près d'Islamabad. A la place du blocage, il a annoncé un rassemblement festif pour exprimer la gratitude de son mouvement envers la décision de la Cour suprême.

Ces développements éloignent la perspective d'un long bras de fer dans la rue entre autorités et partisans du Pakistan Tehreek-e-Insaf (Mouvement pour la justice, ou PTI), qui avait déjà bloqué la capitale en 2014 pendant quatre mois. Ces derniers jours, les autorités avaient déployé d'importants renforts de police et bloqué des routes à l'aide de dizaines de conteneurs maritimes.

En dépit des menaces de M. Khan, la mobilisation n'a concerné que quelques zones à la périphérie de la capitale et l'autoroute reliant Peshawar et Islamabad, où quelque 5.000 protestataires ont été repoussés lundi soir par la police à coups de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc.

L'opposition pakistanaise a subitement reporté la mobilisation antigouvernementale massive annoncée pour mercredi dans la capitale, après une décision de justice ouvrant la voie à une enquête pour corruption visant la famille du Premier ministre. Le parti PTI avait promis un million de manifestants et un blocage de la capitale à partir du 2 novembre pour réclamer la démission du Premier ministre Nawaz Sharif, mis en cause dans les Panama Papers.Des heurts ont opposé police et militants de l'opposition ces derniers jours, à mesure que montait la tension. Au moins un millier de partisans du PTI ont été arrêtés dans le pays depuis l'interdiction de tout rassemblement dans la capitale annoncée la semaine passée, une interdiction partiellement levée lundi. L'organisation Amnesty international a réclamé leur libération...