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Syrie : les négociations ne sont plus d'actualité, selon Moscou

Reuters
01/11/2016

L'incapacité des puissances occidentales à faire cesser les violences commises par les extrémistes islamistes syriens a entraîné le report à une date indéfinie du processus de paix, a estimé mardi le ministre russe de la Défense.

Malgré la "pause" observée depuis le 18 octobre par l'aviation russe, qui appuie l'armée syrienne depuis deux ans, les rebelles soutenus par les Occidentaux s'en sont pris aux civils d'Alep, a déclaré Sergueï Choïgou, devant les caméras de télévision.

"En conséquence, le lancement du processus de négociations et le retour à une vie paisible en Syrie sont reportés pour une durée indéfinie", a-t-il annoncé.

Les insurgés qui tiennent les quartiers orientaux d'Alep ont lancé vendredi une contre-offensive pour tenter de rompre le siège des forces gouvernementales. Vladimir Poutine avait averti le mois dernier que l'attitude de l'aviation russe dépendrait de celle des rebelles et de leurs alliés occidentaux.

"Pour le moment, la pause se poursuit, l'évacuation de la population civile d'Alep est rendue possible, les conditions sont créées pour (l'acheminement de) l'aide humanitaire. Mais tout cela est impossible si les terroristes continuent à tirer sur les quartiers, sur les corridors humanitaires, à lancer des offensives et à se cacher derrière des boucliers (humains)", a souligné mardi Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.

"Il est temps pour nos collègues occidentaux de déterminer qui ils combattent, les terroristes ou la Russie. Peut-être ont-ils oublié de quelle main des innocents ont été tués en Belgique, en France, en Egypte et ailleurs ?", a quant à lui poursuivi Sergueï Choïgou, évoquant notamment les attentats du 22 mars à Bruxelles et du 13 novembre à Paris.

"Pouvons-nous conclure des accords avec une telle opposition ? Pour éradiquer les terroristes de Syrie, il faut agir ensemble et ne pas semer la pagaille dans les efforts de ses partenaires, parce que les rebelles en tirent parti", a souligné le ministre, qui s'adressait à des membres de l'état-major russe.

Il s'est par ailleurs étonné que des navires russes en transit vers la Syrie n'aient pas été autorisés à accoster dans des ports européens de Méditerranée pour y refaire le plein.

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