Le secrétaire d'Etat adjoint américain Anthony Blinken a estimé vendredi qu'après l'offensive pour chasser les jihadistes du groupe Etat islamique de Mossoul en Irak, la coalition internationale devait "absolument" reprendre la ville de Raqqa, "capitale" de l'EI en Syrie.
"Nous avons devant nous un moment d'opportunité et d'urgence, avec Mossoul, mais également avec Raqqa. Nous avons la chance de reprendre ce "califat géographique", d'éliminer ce califat (...) Il faut faire les deux choses, Mossoul en Irak et Raqqa en Syrie", a déclaré M. Blinken sur la radio française RTL.
"Après Mossoul, on verra Raqqa, absolument. L'urgence, c'est Raqqa, c'est de cette ville que Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique) planifie les attaques extérieures. Raqqa, c'est la vraie capitale" de l'EI, a poursuivi le numéro deux de la diplomatie américaine, en estimant que les autorités françaises avaient "tout à fait raison" d'insister sur le volet syrien de la lutte anti-jihadiste.
Le président français François Hollande et son chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault ont souligné à plusieurs reprises ces derniers jours la nécessité de préparer la bataille pour reprendre Raqqa, d'où ont été planifiés certains des attentats ayant ensanglanté la France depuis un an. Les Etats-Unis de leur côté n'ont jamais fait mystère de leur priorité irakienne.
L'offensive des forces irakiennes appuyées par la coalition internationale anti-EI est entrée vendredi dans son cinquième jour, pour chasser les jihadistes de Mossoul, la deuxième ville irakienne tombée en 2014 entre leurs mains. Selon M. Blinken, il reste entre "5.000 et 6.000 jihadistes acharnés" dans Mossoul, qui "ont eu du temps pour préparer leur défense".
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Irak/Syrie : "Après Mossoul, l'urgence c'est Raqqa" (Washington)
AFP / le 21 octobre 2016 à 13h27

