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Dernières Infos - Liban

Pharaon défend à nouveau le département de la Sécurité de l’État

Le ministre libanais du Tourisme, Michel Pharaon, a de nouveau pris la défense du département de la Sécurité de l’État, en difficulté depuis des mois en raison de tiraillements politiques sur fond de tensions confessionnelles.

"Les fonds secrets alloués à la Sécurité de l’État sont bloqués car certaines promesses n'ont pas été tenues, et le transfert de ces fonds ne nécessite pas de crédits (ou d'approbation) d'un ministre ou du chef du gouvernement", a martelé M. Pharaon, lors d'une conférence de presse. Jeudi dernier, le gouvernement avait autorisé le transfert des fonds secrets alloués à l'armée libanaise et les Forces de sécurité intérieure, mais s'était abstenu de faire de même pour la Sécurité de l’État.

Ce service est dirigé par le général Georges Karaa, un officier grec-catholique, qui est en conflit avec son directeur adjoint, un officier de confession chiite. Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, également de confession chiite, a décidé de soumettre toute décision du général Karaa au contreseing de son adjoint.

"La Sécurité de l’État relève du Conseil supérieur de la Défense", a rappelé M. Pharaon. "Les informations relatives aux télécommunications qui font l'objet d'une demande d'autres services de sécurité leur sont accordées, alors que la Sécurité de l’État a fait 500 demandes en ce sens, sans obtenir satisfaction", a-t-il ajouté.

Se défendant de tout confessionnalisme, M. Pharaon a appelé à "cesser de paralyser cette institution". "S'il y avait un président de la République, cette crise ne se serait pas aggravée", a estimé le ministre, alors que le pays est sans chef d’État depuis le 25 mai 2014.

Le ministre libanais du Tourisme, Michel Pharaon, a de nouveau pris la défense du département de la Sécurité de l’État, en difficulté depuis des mois en raison de tiraillements politiques sur fond de tensions confessionnelles.
"Les fonds secrets alloués à la Sécurité de l’État sont bloqués car certaines promesses n'ont pas été tenues, et le transfert de ces fonds ne nécessite pas de crédits (ou d'approbation) d'un ministre ou du chef du gouvernement", a martelé M. Pharaon, lors d'une conférence de presse. Jeudi dernier, le gouvernement avait autorisé le transfert des fonds secrets alloués à l'armée libanaise et les Forces de sécurité intérieure, mais s'était abstenu de faire de même pour la Sécurité de l’État.
Ce service est dirigé par le général Georges Karaa, un officier grec-catholique, qui est...