Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Ankara va relancer son projet de présidentialisation

Le gouvernement turc va relancer son projet de réforme constitutionnelle visant à étendre les pouvoirs présidentiels, a déclaré mercredi le Premier ministre, Binali Yildirim.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui fut chef du gouvernement de 2003 à 2014, veut doter son pays d'un régime présidentiel susceptible de le replacer au centre du processus décisionnel.

Si les sondages d'opinion laissent entendre que la population turque est hostile à ce projet, Recep Tayyip Erdogan a su consolider son pouvoir et sa popularité dans la foulée de l'échec du coup d'Etat du 15 juillet et il souhaite profiter de ce regain pour relancer son programme.

"La Turquie doit donner un statut légal à la situation actuelle", a déclaré Binali Yildirim, un proche de Recep Tayyip Erdogan désigné en mai.

Selon lui, une présidentialisation de la Turquie permettra aux institutions de travailler avec davantage d'efficacité et renforcera la stabilité politique.

Élu à la présidence turque en 2014 après avoir exercé trois mandats de Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan est à l'étroit dans le costume de président, une fonction actuellement essentiellement protocolaire.

"Nous allons prendre des mesures allant dans cette direction et nous laisserons ensuite le Parlement ou le peuple se prononcer", a déclaré Binali Yildirim.

Pour être adoptée directement, une réforme constitutionnelle doit récolter le soutien d'au moins 367 députés sur les 550 que compte l'assemblée. Le Parti de la justice et du développement (AKP) de Recep Tayyip Erdogan n'en comptant que 317, il lui faut obtenir le soutien d'autres parlementaires. S'il parvient à atteindre 330 voix, le projet pourra être soumis à référendum.

Devlet Bahceli, chef de file du Parti d'action nationaliste (MHP), autrefois hostile au projet, a fait savoir mardi qu'il ne s'y opposerait plus, jugeant qu'une telle réforme permettrait de renforcer le système actuel. Ses 40 sièges à l'assemblée pourraient permettre à l'AKP d'atteindre le seuil des 330 voix et soumettre le projet de révision à référendum.

Le Parti républicain du peuple (CHP), laïc et social-démocrate, et le Parti démocratique des peuples (HDP), pro-kurde, respectivement deuxième et troisième principales formations politiques de l'assemblée, s'opposent au projet.

Le gouvernement turc va relancer son projet de réforme constitutionnelle visant à étendre les pouvoirs présidentiels, a déclaré mercredi le Premier ministre, Binali Yildirim.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui fut chef du gouvernement de 2003 à 2014, veut doter son pays d'un régime présidentiel susceptible de le replacer au centre du processus décisionnel.
Si les sondages d'opinion laissent entendre que la population turque est hostile à ce projet, Recep Tayyip Erdogan a su consolider son pouvoir et sa popularité dans la foulée de l'échec du coup d'Etat du 15 juillet et il souhaite profiter de ce regain pour relancer son programme.
"La Turquie doit donner un statut légal à la situation actuelle", a déclaré Binali Yildirim, un proche de Recep Tayyip Erdogan désigné en mai.
Selon lui, une...