Les autorités iraniennes ont libéré temporairement le journaliste Ehsan Mazandarani qui devait être soigné après une grève de la faim dans sa cellule, a rapporté dimanche l'agence de presse Isna. M. Mazandarani, qui dirigeait le quotidien réformateur Farhikhtegan, avait été arrêté fin en 2015 et condamné ensuite à sept de prison pour "atteinte à la sécurité de l'Etat".
"L'état de santé de mon client s'est dégradé en raison de la grève de la faim qu'il observait et il a été transféré à l'hôpital", a déclaré son avocat, Hooshang Pourbabayi, cité par Isna.
L'épouse du journaliste, Maliheh Hosseini, a indiqué à un média local que le médecin de la prison centrale d'Evine, à Téhéran, s'était inquiété de son état de santé. "On nous a demandé d'aller à la prison et de transférer mon mari à l'hôpital", a-t-elle déclaré à l'agence de presse Ilna, liée aux réformateurs, en ajoutant que le journaliste souffrait d'un ulcère et que le taux de glycémie était élevé.
L'avocat de M. Mazandarani a indiqué avoir entendu que la peine de son client avait été réduite à deux ans de prison, mais sans en avoir reçu la confirmation officielle.
Le journaliste avait déjà été arrêté en 2009 lors du mouvement de contestation contre la réélection de l'ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.
Les journalistes ont fréquemment des démêlés avec la justice. Jason Rezaian, journaliste américano-iranien du Washington Post a été détenu pendant 18 mois sous l'accusation d'espionnage avant d'être libéré le 16 janvier dans le cadre d'un échange de prisonniers avec les Etats-Unis.
Dernières Infos
Iran : libération temporaire d'un journaliste en grève de la faim
AFP / le 09 octobre 2016 à 16h34


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine