Une compagnie d'électricité japonaise a rejeté vendredi, pour la deuxième fois, la demande d'arrêt immédiat de deux réacteurs nucléaires, formulée pour raison de sûreté par le gouverneur de la préfecture japonaise de Kagoshima (sud-ouest).
Satoshi Mitazono avait de nouveau enjoint cette semaine à Kyushu Electric Power d'arrêter les unités Sendai 1 et 2 situées dans sa région, exigeant la réalisation de nouveaux examens face aux risques de catastrophe naturelle, qui s'étaient concrétisés ailleurs dans le pays avec l'accident de la centrale de Fukushima en mars 2011.
"En tant que gouverneur, je dois protéger les citoyens", avait-il déclaré au patron de la compagnie devant les caméras de télévision.
Econduit une seconde fois, l'élu a laissé entendre aux journalistes qu'il allait finalement attendre que les deux réacteurs soient successivement stoppés pour maintenance dans quelques semaines au lieu de s'acharner à exiger leur arrêt immédiat.
Les tranches Sendai 1 et 2, relancées en 2015 alors que la préfecture était dirigée par un autre gouverneur, doivent dans tous les cas être stoppées respectivement en octobre et décembre, pour une durée de deux à trois mois, afin de réaliser un entretien obligatoire après un an et un mois de fonctionnement commercial.
Kyushu Electric a promis de profiter de ce laps de temps pour réaliser les contrôles souhaités et a assuré l'élu d'une plus grande transparence au sujet de ses centrales nucléaires.
Sur un parc de 42 unités (contre 54 avant l'accident de Fukushima), il n'y a actuellement que trois réacteurs opérationnels dans l'archipel, dont l'un, Ikata 3 (sud-ouest), a été relancé en août et est effectivement entré en exploitation commerciale cette semaine.
Satoshi Mitazono avait de nouveau enjoint cette semaine à Kyushu Electric Power d'arrêter les unités Sendai 1 et 2 situées dans sa région, exigeant la réalisation de nouveaux examens face aux risques de catastrophe naturelle, qui s'étaient concrétisés ailleurs dans le pays avec l'accident de la centrale de Fukushima en mars 2011."En tant que gouverneur, je dois protéger les citoyens", avait-il déclaré au patron de la compagnie devant les caméras de télévision.
Econduit une seconde fois, l'élu a laissé entendre aux journalistes qu'il allait finalement attendre que les deux...

