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La Grèce ouvre les enchères pour l'attribution de quatre chaînes TV privées

Huit candidats enfermés sans contact avec l'extérieur: la Grèce a ouvert mardi sous haute surveillance les enchères pour l'attribution de quatre licences de diffusion nationale à des chaînes TV privées, dans le cadre d'une grande réforme de l'audiovisuel censée assainir le secteur mais fortement controversée.

A l'issue d'une première sélection, huit groupes, dont les principales chaînes actuelles, à l'exception de l'hyper endettée Mega, sont en lice pour décrocher des licences de diffusion nationale pour 10 ans, avec une mise de départ de trois millions d'euros.

Ces enchères marquent l'aboutissement d'une réforme voulue par le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras pour moraliser et rationaliser le secteur audiovisuel, tenu depuis des décennies par une poignée d'oligarques dans un vide juridique et une opacité financière jusque là tolérés par la classe politique.
Mais ce coup de balai est fortement contesté par l'opposition de droite, qui accuse le gouvernement de vouloir museler des médias qui lui sont majoritairement hostiles.

Six des huit groupes participant aux enchères ont aussi tenté de bloquer la procédure, mais ont été déboutés par le Conseil d'État grec, la plus haute juridiction administrative du pays.

Dans ce contexte, le Secrétariat général à l'information, a mis en place des conditions draconiennes pour assurer l'intégrité des enchères: arrivés dans la matinée au siège du Secrétariat, les candidats y ont été privés de téléphone portable et ordinateur personnel et assignés chacun seul dans une salle, placée sous surveillance vidéo, d'où ils ne pourront sortir qu'avec une escorte policière.

Au cours de la procédure, qui pourrait durer jusqu'à 48H, ils sont appelés à renchérir à chaque fois à hauteur de 500.000 euros. Les deux derniers restés en lice pour chaque fréquence devront déposer une offre contraignante.

Le Secrétariat, près du centre d'Athènes, avait au préalable été vidé de son personnel et mis sous scellés, tandis que des lits de camp ont été apportés pour le repos des prétendants.
Parmi les candidats, la télé Skaï a ironiquement assimilé l'opération à une émission de téléréalité de type "Survivor".

Depuis la fin du monopole public de l'audiovisuel, en 1995, les télés grecques, réputées pour la médiocrité de leurs programmes et des biais dans le traitement de l'information, n'ont fonctionné que sur des licences provisoires décrochées sans cahier des charges précis.

Parmi les conditions posées aux nouveaux élus, outre le dépôt de garanties bancaires, figure cette fois l'obligation d'embaucher au moins 400 techniciens et journalistes pour chaque chaîne.
Les chaînes existantes déboutées devront pour leur part fermer sous trois mois, a indiqué le gouvernement.

Huit candidats enfermés sans contact avec l'extérieur: la Grèce a ouvert mardi sous haute surveillance les enchères pour l'attribution de quatre licences de diffusion nationale à des chaînes TV privées, dans le cadre d'une grande réforme de l'audiovisuel censée assainir le secteur mais fortement controversée.
A l'issue d'une première sélection, huit groupes, dont les principales chaînes actuelles, à l'exception de l'hyper endettée Mega, sont en lice pour décrocher des licences de diffusion nationale pour 10 ans, avec une mise de départ de trois millions d'euros.
Ces enchères marquent l'aboutissement d'une réforme voulue par le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras pour moraliser et rationaliser le secteur audiovisuel, tenu depuis des décennies par une poignée d'oligarques dans un vide juridique et une...