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Dernières Infos - Liban

Affaire Manal Assi : manifestation devant le Palais de justice

Plusieurs personnes manifestaient mardi devant le Palais de justice en vue d'obtenir un jugement en cassation dans l'affaire Manal Assi, tuée sous les coups de son mari en février 2014.

"Donnez-nous justice, ce qui s'est passé n'est pas normal, a déclaré la mère de la victime. Que chaque parent fasse attention à sa fille, elle peut être tuée par son mari n'importe quand et ce dernier sera par la suite innocenté".

La juge présidant la Cour pénale de Beyrouth, Hélène Iskandar, avait décidé que le meurtrier et mari de Manal Assi, sera libéré dans moins de deux ans. Mohammad al-Nhaily a ainsi échappé à la peine de mort après que la juge ait préféré "ressusciter" indirectement l'article 562 se rapportant aux crimes d'honneur en se référant à l'article 252 du code pénal. Ce dernier stipule que le crime "non prémédité" perpétré par Mohammad al-Nhaily est "excusé", étant le résultat d'un excès de colère provoqué par un "acte injuste, grave et dangereux de la part de la victime", en l'occurrence ici l'infidélité de sa femme découverte le jour du crime qui remontait à cinq ans. Le mari aurait reçu un appel téléphonique le matin des faits lui rapportant l'infidélité de son épouse. Il avait pris alors le temps d'achever son travail avant de rentrer chez lui et perpétrer le crime.

Le verdict dans cette affaire a été rendu au grand dam des associations de soutien aux femmes victimes de violence domestique, notamment Kafa, qui a milité durant plusieurs années pour l'adoption d'une loi interdisant toute violence domestique commise à l'encontre des femmes.

Plusieurs personnes manifestaient mardi devant le Palais de justice en vue d'obtenir un jugement en cassation dans l'affaire Manal Assi, tuée sous les coups de son mari en février 2014.
"Donnez-nous justice, ce qui s'est passé n'est pas normal, a déclaré la mère de la victime. Que chaque parent fasse attention à sa fille, elle peut être tuée par son mari n'importe quand et ce dernier sera par la suite innocenté".
La juge présidant la Cour pénale de Beyrouth, Hélène Iskandar, avait décidé que le meurtrier et mari de Manal Assi, sera libéré dans moins de deux ans. Mohammad al-Nhaily a ainsi échappé à la peine de mort après que la juge ait préféré "ressusciter" indirectement l'article 562 se rapportant aux crimes d'honneur en se référant à l'article 252 du code pénal. Ce dernier stipule que le crime "non...