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Liban - Tripoli

Le PAD menace : La rue alaouite explosera si les coupables du meurtre de Diab ne sont pas arrêtés

A Tripoli, dans le quartier de Bab el-Tebbaneh, des enfants courent pour éviter les tirs des francs-tireurs, le 20 février 2014. REUTERS/Omar Ibrahim

La ville de Tripoli s'est réveillée hier sur une information macabre dont les répercussions sécuritaires ne devaient pas tarder à se manifester : Abderrahman Youssef Diab, responsable militaire et membre influent du Parti arabe démocratique (PAD, alaouite) et le père de l'un des auteurs présumés du double attentat meurtrier qui avait visé deux mosquées sunnites à Tripoli, l'an dernier, a été tué de sang-froid dans un des quartiers de Tripoli alors qu'il se rendait à Beyrouth pour son travail.
L'assassinat s'est produit tôt le matin, à 7 heures, lorsque deux éléments armés encagoulés circulant à bord d'une moto ont ouvert le feu dans sa direction, à Mina, vidant leurs chargeurs sur le malheureux. Atteint de vingt-six balles, Abderrahman a été tué sur le coup. La victime avait été suivie de Mallouleh jusqu'à la place de Mina où il est tombé dans le guet-apens.


Une source sécuritaire citée par l'agence al-Markaziya a affirmé que Abou Jaafar el-Kawas et Abou Khattab seraient les deux responsables de ce meurtre. La LBCI a avancé deux autres noms, ceux de Khaled Raï (alias Abou Khaled) et Omar Abdel Aziz (alias Ahmad Balah).


Dès l'annonce du meurtre, le front de Bab Tebbaneh-Jabal Mohsen s'est embrasé, ainsi que les axes traditionnels d'affrontements, dont Rifa, Malloulah et Mankoubine.
Les accrochages, au cours desquels des roquettes ont été utilisées, ont fait un tué et plusieurs blessés, dont une femme qui se trouvait à son domicile donnant sur la rue de Syrie.
L'armée, qui a renforcé ses effectifs, a riposté aux tirs, érigeant des barrages volants en plusieurs points de la capitale du Nord, et les écoles se sont dépêchées de fermer leurs portes.


Dans un communiqué, le commandement du PAD, dont les figures influentes ont tenu une réunion d'urgence, a dénoncé « les agressions répétitives à l'encontre des fils de Jabal Mohsen et de la communauté alaouite, qui ont fait à ce jour trois tués et 70 blessés aux mains de personnes dont les noms sont bien connus », précise le texte.
Les participants à la réunion ont fait assumer au gouvernement actuel la responsabilité de ces développements, notamment pour ce qui a trait aux « assassinats de personnes civiles », lançant à l'État un ultimatum de 48 heures pour que les forces de l'ordre arrêtent les auteurs de ce crime.
« À l'expiration de ce délai, la localité ne pourra plus faire preuve de retenue et œuvrera à mettre fin à cette hérésie », précise le communiqué.


De son côté, le secrétaire général du PAD, Rifaat Ali Eid, a qualifié l'agression de « crime organisé contre les alaouites », insistant sur le fait que les auteurs « sont connus ».
« Si l'État ne les arrête pas, on réagira en conséquence. Que le Liban assume alors les séquelles de l'explosion de la rue alaouite », a-t-il menacé.


Les chefs des milices sunnites de Bab Tebanneh ont rejeté en vrac les accusations. Pour eux, c'est le PAD qui a orchestré ce crime contre Abderrahaman Diab qui représente « une banque de données, puisqu'il connaît la vérité sur les circonstances des explosions des mosquées al-Takwa et Salam », a affirmé l'un de ces responsables miliciens. Les chefs des milices ont assuré que les combattants de Bab Tebbaneh ne riposteront pas aux tirs « parce qu'ils ne désirent pas s'enliser dans un nouveau round de violence ».
Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, a ordonné à la police militaire d'ouvrir une enquête sur les incidents de la journée.

 

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La ville de Tripoli s'est réveillée hier sur une information macabre dont les répercussions sécuritaires ne devaient pas tarder à se manifester : Abderrahman Youssef Diab, responsable militaire et membre influent du Parti arabe démocratique (PAD, alaouite) et le père de l'un des auteurs présumés du double attentat meurtrier qui avait visé deux mosquées sunnites à Tripoli, l'an dernier, a été tué de sang-froid dans un des quartiers de Tripoli alors qu'il se rendait à Beyrouth pour son travail.L'assassinat s'est produit tôt le matin, à 7 heures, lorsque deux éléments armés encagoulés circulant à bord d'une moto ont ouvert le feu dans sa direction, à Mina, vidant leurs chargeurs sur le malheureux. Atteint de vingt-six balles, Abderrahman a été tué sur le coup. La victime avait été suivie de Mallouleh jusqu'à...
commentaires (6)

Les coupables du meurtre de Diab ....... Et les coupables du meurtre de Mohamad Chatah ????

leylaricha

16 h 39, le 21 février 2014

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Commentaires (6)

  • Les coupables du meurtre de Diab ....... Et les coupables du meurtre de Mohamad Chatah ????

    leylaricha

    16 h 39, le 21 février 2014

  • Mais on en a marre des ces cons des deux côtés...marre et archi marre...mais qu'on leur retire leur nationalité libanaise,en bloc...7ayawenet!

    GEDEON Christian

    16 h 31, le 21 février 2014

  • Il se bombarde en sus porte-parole "Des äalaouïtes" ce PaD !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 52, le 21 février 2014

  • Cela fait 24 heures que ces fanatiques barbares de l'axe satanique menacent de déstabiliser encore plus notre pays. Que font donc le ministre de l'Intérieur et le ministre des affaires syriennes et hezbollahi (Affaires étrangères), ce dernier ayant promis de vaincre le terrorisme ? Ils sont sans doute en train de se reposer après la phase (de 10 mois) de formation du gouvernement qui a dû les esquinter.

    Robert Malek

    11 h 13, le 21 février 2014

  • LA FAIBLESSE DE L'ETAT À S'IMPOSER LÀ Où IL FAUT RÉSULTE EN D'OSÉS ULTIMATUMS À SENS CONTRAIRE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 33, le 21 février 2014

  • Si ce chef de milice et mercenaire de la dictature syrienne était arrêté, rien de ce qui se passe à Tripoli n'aurait lieu.

    Halim Abou Chacra

    06 h 11, le 21 février 2014

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