Jeudi 17 Avril 2014

Économie

Barnier insiste pour inclure les services financiers dans l’accord de libre-échange

Le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier.  Georges Gobet/Files/AFP

UE-USA
OLJ
19/07/2013
Le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, a assuré hier qu’il continuerait de plaider pour que les services financiers soient inclus dans les négociations de libre-échange entre l’UE et les États-Unis.
Lors d’un déplacement à Washington en début de semaine, M. Barnier a défendu la nécessité d’inclure dans les discussions « la totalité des services financiers, pas seulement l’accès aux marchés financiers, mais les aspects réglementaires », a-t-il expliqué hier devant quelques journalistes. M. Barnier a notamment rencontré le secrétaire au Trésor, Jack Lew. Ce dernier l’aurait prévenu que ce secteur serait exclu des négociations, affirmait mardi le quotidien français Le Figaro. « La décision n’est pas prise », a dit hier M. Barnier. Il a toutefois admis que ses interlocuteurs américains, parmi lesquels figuraient également le négociateur en chef de l’accord de libre-échange, Dan Mullaney, ainsi que la présidente de l’Autorité boursière américaine (Securities and Exchange Commission), Mary Jo White, étaient « plutôt contre ».
Lael Brainard, sous-secrétaire au Trésor chargée des Affaires internationales, a expliqué récemment que les États-Unis « ne voulaient pas qu’un accord commercial devienne un obstacle ou une excuse pour retarder les réformes financières ». Selon Mme Brainard, les principes de la régulation financière ont été approuvés lors du sommet du G20 à Pittsburgh en 2009. Les États-Unis attendent « de leurs partenaires qu’ils appliquent » ces accords et « ne veulent pas ouvrir de nouvelles discussions sur de nouvelles règles, avec de nouvelles échéances ».
Selon M. Barnier, les États-Unis craignent que les négociations de libre-échange ne soient une manière de rediscuter les règles, or « il ne s’agit pas de cela, mais de rendre nos deux systèmes interopérables », a-t-il expliqué. Les Américains « craignent qu’on veuille abaisser le niveau réglementaire, mais il ne faut pas compter sur moi pour faire cela, c’est plutôt le contraire », a-t-il dit. Il a rappelé que 70 % des échanges financiers au niveau mondial se faisaient entre les États-Unis et l’Europe.
(Source : AFP)
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