Une photo du flashmob de mardi, devant le Parlement, tiré de la page Facebook de l'ONG KAFA.
Mardi 10 juillet, place de l’Etoile, Beyrouth. Une vingtaine de jeunes femmes parviennent, l’une après l’autre, à traverser le cordon sécuritaire établi autour du Parlement où une sous-commission présidée par le député Samir Jisr étudie une loi controversée contre la violence domestique.
Il est 11h30. Dans un geste synchronisé, les femmes « s’écroulent » par terre, devant le Parlement. Elles restent allongées le temps de quelques photos avant de se relever et de quitter les lieux.
Par ce flashmob symbolique, ces militantes féministes ont voulu marquer un coup médiatique pour dénoncer le travail de la sous-commission parlementaire réunie en ce mardi.
En juin, deux membres de la sous-commission, le député des Forces libanaises, Chant Chinchinian, le député du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, Nabil Nicolas, ont claqué la porte de cette même sous-commission. Les deux députés dénonçaient, entre autres, la détermination de ladite sous-commission à maintenir les changements opérés sur la version originale du projet de loi le vidant de son sens, comme l’avait, à plusieurs reprises, dénoncé la Coalition nationale pour la promulgation d’une loi protégeant la femme de la violence domestique.

Une photo des participantes au flashmob, via la page
Facebook de KAFA.
Suite aux changements survenus, le projet de loi ne concerne plus uniquement la femme libanaise, mais englobe tous les membres de la famille victimes de violences domestiques. De plus, la sous-commission parlementaire a maintenu l’article 26 selon lequel « la femme peut porter les cas de violence conjugale et familiale devant les tribunaux civils, uniquement dans le cas où les tribunaux religieux le permettraient ». Sans oublier les clauses relatives au viol conjugal, aux délits prévus dans le code pénal et qui ne seraient pas intégrés dans la nouvelle loi, etc.
Au Liban, plusieurs milliers de femmes sont toujours victimes de la violence domestique sous toutes ses formes. Le viol conjugal, par exemple, n’est pratiquement jamais pris en considération par la police, qui estime que ce type de violence relève de l’intimité et de la vie privée des époux.
Pour mémoire : Depuis début 2012, plusieurs manifestations ont eu lieu dans les rues de Beyrouth pour la criminalisation du viol entre conjoints.
Ci-dessous, une manifestation organisée par le collectif féministe Nasawiya, le 14 janvier dernier.
Il est 11h30. Dans un geste synchronisé, les femmes « s’écroulent » par terre, devant le Parlement. Elles restent allongées le temps de quelques photos avant de se relever et de quitter les lieux.
Par ce flashmob symbolique, ces militantes féministes ont voulu marquer un coup médiatique pour dénoncer le travail de la sous-commission parlementaire réunie en ce mardi.
En juin, deux membres de la sous-commission, le député des Forces libanaises, Chant Chinchinian, le député du bloc parlementaire du Changement et de la...


Si au 21e siècle, au Liban, on ne peut pas encore comprendre que Dieu a créé tous les " ÊTRES ", males et femelles, égaux devant LUI, et que sa balance vire au profit de la FEMME, qu'attendez-vous qu'ils comprennent D'AUTRE ? Attendez-vous qu'ils comprennent vos SOUCIS, vos PROBLÈMES et vos APPRÉHENSIONS de tous les jours ? KHALIKON 3AL KHAT !!!
13 h 15, le 10 juillet 2012