L'un des huit militaires turcs jugé jeudi en Grèce pour "entrée illégale" a indiqué que lui et ses compatriotes "avaient eu peur des arrestations massives de militaires" lors de la tentative du putsch en Turquie vendredi et c'est pourquoi ils avaient décidé de fuir leur pays.
"Nous voyions des arrestations de militaires sans distinction et nous avons eu peur (...) nous avions pensé aller soit en Bulgarie, en Roumanie ou en Grèce, pays proches, finalement nous avons choisi la Grèce", a indiqué le premier prévenu, appelé par la présidente du tribunal d'Alexandroupolis à déposer.
Les huit militaires, deux commandants, quatre capitaines et deux sergents avaient été arrêtés samedi et placés en détention provisoire après avoir atterri illégalement en hélicoptère à l'aéroport d'Alexandroupolis (nord-est de la Grèce, près de la frontière).
Selon la déposition du premier prévenu, les huit officiers de l'armée turque, dont l'unité se trouvait à Istanbul, étaient en train de transférer en hélicoptère des blessés à leur unité.
Mais lors du "deuxième transfert, il y a eu des tirs contre l'hélicoptère et nous avons dû atterrir sur un champ près d'Istanbul et attendre avant de prendre la décision de fuir".
Les officiers regardaient leurs téléphones portables pour s'informer et en constatant qu'ils risquaient leur vie, ils ont décidé de fuir.
Les militaires turcs sont jugés pour "entrée illégale" et "manque de soumission de plan de vol", encourant pour le premier délit jusqu'à cinq ans de prison et la peine administrative d'expulsion, qui pourrait toutefois être suspendue jusqu'à ce que les autorités grecques se prononcent sur la demande d'asile déposée par les prévenus.
L'infraction au code aéroportuaire n'est punie pour sa part que de six mois de prison maximum.
"Nous voyions des arrestations de militaires sans distinction et nous avons eu peur (...) nous avions pensé aller soit en Bulgarie, en Roumanie ou en Grèce, pays proches, finalement nous avons choisi la Grèce", a indiqué le premier prévenu, appelé par la présidente du tribunal d'Alexandroupolis à déposer.
Les huit militaires, deux commandants, quatre capitaines et deux sergents avaient été arrêtés samedi et placés en détention provisoire après avoir atterri illégalement en hélicoptère à l'aéroport d'Alexandroupolis (nord-est de la...


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