L'Iran a critiqué la décision de Bahreïn de dissoudre le principal mouvement de l'opposition chiite, "qui complique encore la situation" dans ce pays, a rapporté lundi l'agence de presse officielle Irna.
"Ce genre d'actions du gouvernement bahreïni montre qu'il ne cherche pas à régler les problèmes et cela complique encore la situation", a déclaré Bahram Ghassemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par Irna.
"Ce type de mesure encourage ceux qui cherchent à avoir une approche non-pacifique" des tensions entre la majorité chiite de Bahreïn et la minorité sunnite au pouvoir, a-t-il ajouté.
La dissolution dimanche d'Al-Wefaq (L'entente) intervient un mois après la suspension, le 14 juin, de ses activités par un tribunal bahreïni, qui avait ordonné la fermeture de ses locaux et le gel de ses fonds.
Al-Wefaq anime un mouvement de protestation de la majorité chiite contre le pouvoir sunnite et réclame une véritable monarchie constitutionnelle à la famille royale Al-Khalifa, soutenue par l'Arabie saoudite. Le chef d'Al-Wefaq, cheikh Ali Salmane, purge actuellement une lourde peine de prison pour complot contre le régime et incitation à la désobéissance.
Le 20 juin, les autorités avaient déchu de sa nationalité bahreïnie le chef spirituel chiite, cheikh Issa Qassem, 75 ans, accusé d'"encourager le confessionnalisme et la violence" et de servir "des intérêts étrangers", en allusion à l'Iran.
Cette mesure avait été vivement critiquée par le général Qassem Soleimani, un des hauts responsables des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite d'Iran, qui avait affirmé qu'elle allait "enflammer" la région.
Puissance chiite régionale, l'Iran soutient le mouvement de protestation de la majorité chiite contre le pouvoir à Bahreïn.
Les Etats-Unis et les Nations unies ont également critiqué la dissolution du parti Al-Wefaq.
"Ce genre d'actions du gouvernement bahreïni montre qu'il ne cherche pas à régler les problèmes et cela complique encore la situation", a déclaré Bahram Ghassemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par Irna."Ce type de mesure encourage ceux qui cherchent à avoir une approche non-pacifique" des tensions entre la majorité chiite de Bahreïn et la minorité sunnite au pouvoir, a-t-il ajouté.
La dissolution dimanche d'Al-Wefaq (L'entente) intervient un mois après la suspension, le 14 juin, de ses activités par un tribunal bahreïni, qui avait ordonné la fermeture de ses locaux et le gel de...


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