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La Corée du Nord exclut une reprise des pourparlers sur le nucléaire

La Corée du Nord n'a "pas l'intention" de reprendre les discussions sur son programme nucléaire, a indiqué jeudi à Pékin une diplomate de haut rang de Pyongyang, malgré des appels répétés de la Chine, son plus proche allié.

Le gouvernement nord-coréen a quitté en 2009 les "pourparlers à six" visant à obtenir l'abandon de son programme d'armements nucléaires, avant de mener dans la foulée son deuxième essai atomique.
Ces discussions, hébergées par la Chine, réunissent également la Corée du Sud, les Etats-Unis, la Russie et le Japon.

Pékin, principal soutien économique et diplomatique de la Corée du Nord, exhorte inlassablement à la reprise de ces pourparlers. Mais Washington, Séoul et Tokyo réclament au préalable du gouvernement nord-coréen -- lequel a mené deux tirs balistiques cette semaine -- des actions tangibles vers une dénucléarisation.

"Pour l'instant, nous n'avons pas l'intention de participer à des discussions", a indiqué Choe Son-Hui, directrice-générale adjointe du Bureau des affaires nord-américaines du ministère nord-coréen des Affaires étrangères.
Mme Choe est présente dans la capitale chinoise pour participer à un forum annuel sur la sécurité, réunissant des représentants des six nations.
"Dans un contexte où les Etats-Unis maintiennent leur politique hostile", la Corée du Nord "n'est pas en mesure de discuter de la dénucléarisation de la péninsule coréenne", a déclaré en anglais aux journalistes la diplomate devant l'ambassade de son pays à Pékin.

Les relations se sont dégradées entre la Chine et la Corée du Nord ces dernières années au fil des essais atomiques de Pyongyang, et le N°1 nord-coréen Kim Jong-un ne s'est toujours pas rendu à Pékin, plus de quatre ans après son arrivée au pouvoir.

Après quatre tentatives infructueuses cette année, le Nord a tiré avec succès mercredi deux puissants missiles "Musudan", qui pourraient menacer la Corée du Sud, le Japon et les bases américaines de l'île de Guam.
Plusieurs résolutions de l'Onu interdisent à la Corée du Nord l'usage de la technologie balistique.
Pyongyang a effectué son quatrième essai nucléaire le 6 janvier, suivi le 7 février par le lancement d'une fusée, considéré comme un essai déguisé de missile.

Le Conseil de sécurité de l'Onu, avec l'aval de Pékin, avait alors adopté les sanctions les plus lourdes jamais infligées à la Corée du Nord.
"Nous ne sommes nullement déçus par les Chinois", a cependant indiqué Mme Choe jeudi. "La Chine fait ce qu'elle a à faire, et nous faisons ce que nous avons à faire", a-t-elle encore dit.

La Corée du Nord n'a "pas l'intention" de reprendre les discussions sur son programme nucléaire, a indiqué jeudi à Pékin une diplomate de haut rang de Pyongyang, malgré des appels répétés de la Chine, son plus proche allié.Le gouvernement nord-coréen a quitté en 2009 les "pourparlers à six" visant à obtenir l'abandon de son programme d'armements nucléaires, avant de mener dans la foulée son deuxième essai atomique.Ces discussions, hébergées par la Chine, réunissent également la Corée du Sud, les Etats-Unis, la Russie et le Japon.Pékin, principal soutien économique et diplomatique de la Corée du Nord, exhorte inlassablement à la reprise de ces pourparlers. Mais Washington, Séoul et Tokyo réclament au préalable du gouvernement nord-coréen -- lequel a mené deux tirs balistiques cette semaine -- des actions...