Les rebelles chiites houthis au Yémen, en guerre contre les forces gouvernementales, ont posé mercredi comme préalable à un accord de paix un chef d'Etat consensuel pour diriger la transition dans le pays.
La demande des rebelles, qui contrôlent de larges territoires au Yémen dont la capitale Sanaa, intervient au lendemain de l'annonce par le médiateur de l'Onu d'une prochaine feuille de route pour un règlement du conflit après deux mois de pourparlers de paix à Koweït.
Le plan de paix propose des arrangements de sécurité conformément à la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'Onu et un gouvernement d'union nationale.
Cette résolution prévoit le retrait des rebelles des zones qu'ils contrôlent depuis 2014, la restitution des armes et la remise des institutions de l'Etat au gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale.
Les rebelles ont indiqué mercredi dans un communiqué qu'ils s'en tenaient à un consensus sur les principales questions relatives à une transition au Yémen.
"En tête de ces questions, figure la présidence (de la république), qui est au centre des pourparlers et dont dépendent les autres questions comme la formation d'un gouvernement d'union nationale et d'une haute commission militaire et de sécurité", selon le communiqué.
Or, le gouvernement souligne que M. Hadi est le président légitime du Yémen et qu'à ce titre il dirigera la transition politique après la conclusion d'un accord de paix.
S'adressant mardi par vidéoconférence au Conseil de sécurité, le médiateur de l'Onu Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a indiqué que les pourparlers de Koweït continuaient d'achopper essentiellement sur "le délai prévu et l'articulation entre les différentes mesures" contenues dans ses propositions aux négociateurs.
Dans un communiqué mercredi, l'émissaire onusien a fait part à la délégation houthie à Koweït de sa "vive indignation" après la progression la veille des rebelles vers la base aérienne stratégique d'Al-Anad (sud-ouest) tenue par la coalition arabe qui soutient les forces pro-Hadi.
"Cela marque un grave développement qui pourrait compromettre les pourparlers" de paix à Koweït, a-t-il ajouté.
La guerre au Yémen oppose les forces pro-Hadi aux houthis, accusés de liens avec l'Iran et alliés aux forces restées fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh. Elle a fait plus de 6.400 morts et 30.000 blessés depuis l'intervention de la coalition en mars 2015.
La demande des rebelles, qui contrôlent de larges territoires au Yémen dont la capitale Sanaa, intervient au lendemain de l'annonce par le médiateur de l'Onu d'une prochaine feuille de route pour un règlement du conflit après deux mois de pourparlers de paix à Koweït.
Le plan de paix propose des arrangements de sécurité conformément à la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'Onu et un gouvernement d'union nationale.Cette résolution prévoit le retrait des rebelles des zones qu'ils contrôlent depuis 2014, la restitution des armes et la remise des institutions de l'Etat au gouvernement du président Abd Rabbo...


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