Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne "aiderait les ennemis de l'Occident", ont affirmé mardi cinq anciens secrétaires généraux de l'Otan en poste entre 1984 et 2014, dans une lettre commune publiée dans le quotidien britannique Daily Telegraph.
"A un moment marqué par une importante instabilité mondiale, et où l'Otan essaye de renforcer son rôle en Europe de l'Est, ce serait très inquiétant de voir le Royaume-Uni mettre un terme à son appartenance à l'Union européenne", écrivent dans cette lettre le Britannique Peter Carington (chef de l'Otan entre 1984 et 1988), l'Espagnol Javier Solana (1995-99), le Britannique George Robertson (1999-2003), le Néerlandais Jaap De Hoop Scheffer (2004-2009) et le Danois Anders Fogh Rasmussen (2009-2014).
"Un Brexit conduirait sans aucun doute à une perte d'influence britannique, affaiblirait l'Otan et aiderait les ennemis de l'Occident au moment où nous avons besoin de nous serrer les coudes, au sein de la communauté euro-atlantique, face aux menaces communes", ont-ils fait valoir à six semaines du référendum britannique sur l'appartenance à l'UE.
Lundi, David Cameron a brandi les risques pour la paix en Europe en cas de Brexit.
L'ex-maire de Londres Boris Johnson, chef de file du camp pro-Brexit, lui a rétorqué que "tout le monde savait" bien que c'est l'Otan et non l'UE qui a permis de garantir la paix en Europe.
Dans une autre lettre publiée dans le Times, 13 anciens secrétaires d'Etat américains, anciens secrétaires à la Défense et anciens conseillers américains à la sécurité nationale ont également appelé les Britanniques à ne pas voter en faveur d'un Brexit.
"La relation spéciale entre nos deux pays ne va pas compenser la perte d'influence dont souffrirait le Royaume-Uni s'il ne faisait plus partie de l'UE, une union de 28 nations avec 500 millions d'habitants qui est le bloc économique le plus important du monde", ont écrit ces anciens responsables parmi lesquels figurent l'ancienne secrétaire d'Etat
Madeleine Albright et l'ancien chef de la CIA et secrétaire à la Défense Leon Panetta.
"Dans notre environnement mondialisé, il est crucial d'avoir la taille et le poids pour être entendu", ont-ils ajouté, affirmant que la "place et l'influence dans le monde (du Royaume-Uni) seraient réduites et que l'Europe serait dangereusement affaiblie".
Les derniers sondages sur les intentions de vote des Britanniques au référendum montrent une parfaite égalité entre les deux camps, selon la moyenne réalisée par le site whatukthinks.org.
"A un moment marqué par une importante instabilité mondiale, et où l'Otan essaye de renforcer son rôle en Europe de l'Est, ce serait très inquiétant de voir le Royaume-Uni mettre un terme à son appartenance à l'Union européenne", écrivent dans cette lettre le Britannique Peter Carington (chef de l'Otan entre 1984 et 1988), l'Espagnol Javier Solana (1995-99), le Britannique George Robertson (1999-2003), le Néerlandais Jaap De Hoop Scheffer (2004-2009) et le Danois Anders Fogh Rasmussen (2009-2014)."Un Brexit conduirait sans aucun doute à une perte d'influence...


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