Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a enjoint vendredi à l'Italie de contrôler un éventuel flux de migrants alors que l'Autriche a prévu un dispositif controversé à la frontière austro-italienne en cas de vague exceptionnelle de réfugiés.
"L'Italie est consciente de la gravité du problème", a-t-il jugé au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue autrichien, Wolfgang Sobotka, à Potsdam (est).
L'éventuel rétablissement de contrôles au tunnel du Brenner entre l'Italie et l'Autriche est "avant tout et urgemment entre les mains de l'Italie. C'est pourquoi nous avons mené des discussions très intenses avec l'Italie", a-t-il ajouté.
M. Sobotka a également assuré qu'il était du "devoir de l'Italie" d'empêcher un flux de migrants vers le Nord de l'Europe après la fermeture de la route des Balkans.
Depuis la fermeture de cet "axe" emprunté par des centaines de milliers de réfugiés, des dizaines de milliers d'entre eux se sont retrouvés coincés en Grèce, à vivre dans des conditions sanitaires déplorables et sans savoir du tout de quoi leur avenir sera fait.
Les Européens redoutent désormais que les migrants ne cherchent à traverser la Méditerranée depuis la Libye pour rejoindre les côtes italiennes puis le nord de l'Europe.
L'Autriche, dont le gouvernement a nettement durci sa politique migratoire au point d'inquiéter l'ONU, a décidé que des contrôles pourraient être instaurés fin mai, pour le trafic ferroviaire mais aussi sur l'autoroute reliant les deux pays au col du Brenner, dans les Alpes.
"Nous partageons le point de vue de l'Autriche selon lequel à la frontière nord de l'Italie, il ne doit pas se créer une situation comme sur la route des Balkans à l'automne dernier", a martelé M. De Maizière.
Rome a manifesté son courroux après cette décision de Vienne. "C'est contre la logique, contre l'Histoire et aussi contre le bon sens de fermer le col du Brenner", a prévenu le ministre italien de l'Intérieur, Angelino Alfano.
Quelque 2.500 camions et 15.000 voitures transitent en moyenne chaque jour par le tunnel du Brenner, axe économique crucial pour l'Italie et ses entreprises exportant vers le nord de l'Europe. Le tunnel est aussi emprunté par les centaines de milliers de touristes allemands et d'Europe du nord qui viennent chaque année en Italie.
"L'Italie est consciente de la gravité du problème", a-t-il jugé au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue autrichien, Wolfgang Sobotka, à Potsdam (est).L'éventuel rétablissement de contrôles au tunnel du Brenner entre l'Italie et l'Autriche est "avant tout et urgemment entre les mains de l'Italie. C'est pourquoi nous avons mené des discussions très intenses avec l'Italie", a-t-il ajouté.
M. Sobotka a également assuré qu'il était du "devoir de l'Italie" d'empêcher un flux de migrants vers le Nord de l'Europe après la fermeture de la...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine