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Damas appelle l'émissaire de l'Onu à "se concentrer sur sa mission"

La conseillère du président syrien Bachar el-Assad, Bouthaïna Chaabane, a appelé mardi l'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura à "se concentrer sur sa mission de médiateur plutôt que de s'occuper de l'aide humanitaire".

En visite à Damas, M. De Mistura a suscité la colère du régime en déclarant mardi que les autorités syriennes avaient le "devoir" de "permettre à l'Onu d'apporter une aide humanitaire" à la population, et que son acheminement représentait un "test" de leurs intentions.

Jointe par téléphone à partir de Beyrouth, elle a déclaré à l'AFP que la mission de M. De Mistura était "d'établir d'une part la liste des groupes terroristes et d'autre part celle des groupes d'opposition qui doivent dialoguer avec le gouvernement syrien".

"Or, au lieu de le faire, il s'occupe de l'aide humanitaire qui n'est pas vraiment sa mission. C'est un facilitateur et il devrait s'occuper de ce qu'il est capable de faire", a-t-elle souligné.

Selon Mme Chaabane, l'émissaire de l'Onu a voulu faire croire, après sa rencontre mardi avec le chef de la diplomatie Walid Mouallem, que le gouvernement avait accepté "pour la première fois" d'acheminer de l'aide humanitaire.

"Or, nous coopérons tout le temps avec l'Onu dans beaucoup d'endroits et nous n'hésitons pas à nous assurer que l'aide arrive à tous les citoyens syriens", a-t-elle affirmé.

Damas a demandé à plusieurs reprises à M. De Mistura la liste des négociateurs de l'opposition à Genève, où des pourparlers entamés fin janvier ont été reportés au 25 février. Le régime réclame également la liste des organisations considérées comme "terroristes" par la communauté internationale.

La conseillère du président Assad a reproché aussi à l'émissaire de l'Onu de ne pas mettre en application la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'Onu.

Cette résolution, qui réclame notamment l'instauration d'un cessez-le-feu et un accès humanitaire aux villes syriennes assiégées, stipule "une vaste représentation de l'opposition" aux négociations.

M. De Mistura "agit comme si ceux qui viennent de Riyad représentaient toute l'opposition syrienne, ce qui est faux", a-t-elle dit, faisant allusion au Haut comité des négociations (HCN), organe, constitué dans la capitale saoudienne, réunissant les représentants des principaux partis d'opposition et mouvements rebelles politiques et armés.

Le HCN a refusé que des membres de l'opposition tolérés par le régime ou proches de Moscou soient partie prenante des négociations à Genève.

Mme Chaabane a accusé M. De Mistura de "ne discuter qu'avec quelques personnes choisies par Riyad, qui prennent leurs ordres de Riyad plus que du peuple syrien".

La conseillère du président syrien Bachar el-Assad, Bouthaïna Chaabane, a appelé mardi l'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura à "se concentrer sur sa mission de médiateur plutôt que de s'occuper de l'aide humanitaire".En visite à Damas, M. De Mistura a suscité la colère du régime en déclarant mardi que les autorités syriennes avaient le "devoir" de "permettre à l'Onu d'apporter une aide humanitaire" à la population, et que son acheminement représentait un "test" de leurs intentions.Jointe par téléphone à partir de Beyrouth, elle a déclaré à l'AFP que la mission de M. De Mistura était "d'établir d'une part la liste des groupes terroristes et d'autre part celle des groupes d'opposition qui doivent dialoguer avec le gouvernement syrien"."Or, au lieu de le faire, il s'occupe de l'aide humanitaire qui n'est pas...