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Toujours plus de fillettes mariées de force en Iran, selon l'Onu

AFP
05/02/2016

Toujours plus de fillettes, âgées de 10 ans ou moins, continuent à être mariées de force en Iran, a dénoncé jeudi le Comité des enfants de l'Onu, déplorant que les relations sexuelles avec des fillettes de 9 ans y soient tolérées.
Ce comité, qui se réunit régulièrement pour suivre les évolutions sur le sujet dans tous les pays, se montre dans son dernier rapport sur l'Iran "gravement préoccupé par les informations faisant état d'un nombre croissant de filles de 10 ans ou moins qui sont soumis à des mariages forcés avec des hommes beaucoup plus âgés qu'elles".

"Les lois et politiques" en vigueur dans ce pays "qui discriminent les filles" en portent la responsabilité, selon le comité, qui fustige le fait que l'Iran autorise des relations sexuelles avec des fillettes de 9 ans et que "des formes d'abus sexuels" contre des enfants encore plus jeunes ne soient pas criminalisées.
Les experts se disent "gravement préoccupés" par le fait que le Code civil iranien oblige les femmes et fillettes à satisfaire les besoins sexuels de leurs maris en tout temps et lieux, ce qui légitime les violences sexuelles et le viol conjugal.

Le comité appelle donc l'Iran à relever l'âge légal du consentement à des relations sexuelles à 16 ans. Il demande aussi aux autorités iraniennes de fixer l'âge légal du mariage à 18 ans et de criminaliser le viol conjugal.
Le comité a également critiqué l'application de la peine de mort à des mineurs (moins de 18 ans). "Des enfants ont été exécutés en Iran, en petit nombre", a assuré un des experts du groupe, le monégasque Bernard Gastaud, lors d'une conférence de presse.

Le rapport s'indigne aussi des différentes formes de violences, tortures et autres traitements cruels infligés aux mineurs accusés d'avoir commis certains crimes.
Il déplore aussi les informations faisant état de mauvais traitement - électrochocs et admissions forcées de médicaments et d'hormones - que subissent les enfants dits LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans) afin de les "guérir".
Bien que les mutilations génitales féminines soient contraires à la loi, cette pratique persiste dans plusieurs régions, dont le Kurdistan et l'Azerbaïdjan occidental, déplore également le comité.

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