L'ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani, au pouvoir entre 1989 et 1997, a vivement critiqué lundi l'invalidation par les "durs" du régime de nombreux candidats réformistes aux élections nationales de la fin du mois.
Le Conseil des gardiens, entité religieuse formée de douze membres qui supervise les élections et la législation, a approuvé le mois dernier seulement 166 des 801 candidatures à l'Assemblée des experts, le collège chargé d'élire le Guide suprême de la révolution islamique.
Parallèlement, 7.000 des 12.000 candidats aux élections législatives, dont la quasi-totalité des réformateurs et de nombreux modérés, ont également été disqualifiés. Ces décisions sont un revers pour le président Hassan Rohani, un modéré, et son allié Rafsandjani.
Parmi les candidats recalés figure Hassan Khomeini, 43 ans, petit-fils de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, fondateur de la République islamique et premier guide suprême de la révolution, de 1979 à sa mort en 1989. Premier membre de la famille à briguer un poste électif, il est considéré comme une figure politique modérée, appréciée des réformateurs. Le petit-fils de Khomeini avait formé une alliance informelle avec Rohani et Rafsandjani.
"Ils ont disqualifié le petit-fils de l'imam Khomeini, qui nous rappelle tant son grand-père", a déclaré Rafsandjani à l'agence de presse Isna lors d'une cérémonie marquant lundi le 37e anniversaire du retour d'exil de l'ayatollah Khomeini.
"Qui a décidé que vous étiez qualifiés pour juger les autres ? Qui vous a donné le droit de détenir toutes les armes, de dominer les lieux de prière le vendredi et de diriger la télévision publique ?", a-t-il lancé à l'adresse des ultraconservateurs, visant indirectement l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de révolution.
Rafsandjani, aujourd'hui âgé de 78 ans, dirigeait les prières du vendredi à Téhéran avant d'être déchargé de cette fonction après avoir soutenu l'opposition à la suite de l'élection présidentielle contestée de 2009. Les élections législatives qui désigneront les 290 députés du Parlement et le scrutin pour élire les 88 membres de l'Assemblée des experts se tiendront le 26 février.
Le Conseil des gardiens, entité religieuse formée de douze membres qui supervise les élections et la législation, a approuvé le mois dernier seulement 166 des 801 candidatures à l'Assemblée des experts, le collège chargé d'élire le Guide suprême de la révolution islamique.Parallèlement, 7.000 des 12.000 candidats aux élections législatives, dont la quasi-totalité des réformateurs et de nombreux modérés, ont également été disqualifiés. Ces décisions sont un revers pour le président Hassan Rohani, un modéré, et son allié Rafsandjani.
Parmi les candidats recalés figure Hassan...


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