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Des blogueurs russes dénoncent des bombes interdites en Syrie

Des blogueurs russes ont mis en ligne jeudi des photos et des vidéos qui apportent selon eux la preuve que l'aviation russe utilise en Syrie des bombes à sous-munitions, interdites par une convention internationale, malgré les dénégations de Moscou.

Le mois dernier, l'organisation Human Rights Watch (HRW) rapportait déjà avoir recueilli des éléments démontrant que la Russie a soit largué des bombes à sous-munitions en Syrie, soit en a livré un nouveau stock à l'armée de Bachar el-Assad. Le ministère russe de la Défense a nié ces accusations.

Ces bombes sont interdites par la convention humanitaire des Nations unies adoptée à Dublin en 2008 en raison des trop nombreuses victimes civiles que leur imprécision provoque et parce que toutes les sous-munitions n'explosent pas toujours sur le moment, constituant une menace à plus long terme. La Russie, comme les Etats-Unis, n'ont pas signé ce traité.

La Conflict Intelligence Team, un groupe de blogueurs russes qui traque les traces de l'implication de l'armée russe dans des conflits à l'étranger, a diffusé des images tirées de reportages de la presse officielle et de documents du ministère de la Défense qui montrent selon elle des armes utilisées par les bombardiers russes basés à Hmeimim, en Syrie.

Ces photos et vidéos montrent des bombes à sous-munitions de type RBK-500 SPBE-D, RBK-500 SHOAB-0,5 et RBK-500 AO-2,5RTM.

Un porte-parole du ministère russe de la Défense contacté par Reuters a décliné tout commentaire.

Des blogueurs russes ont mis en ligne jeudi des photos et des vidéos qui apportent selon eux la preuve que l'aviation russe utilise en Syrie des bombes à sous-munitions, interdites par une convention internationale, malgré les dénégations de Moscou.
Le mois dernier, l'organisation Human Rights Watch (HRW) rapportait déjà avoir recueilli des éléments démontrant que la Russie a soit largué des bombes à sous-munitions en Syrie, soit en a livré un nouveau stock à l'armée de Bachar el-Assad. Le ministère russe de la Défense a nié ces accusations.
Ces bombes sont interdites par la convention humanitaire des Nations unies adoptée à Dublin en 2008 en raison des trop nombreuses victimes civiles que leur imprécision provoque et parce que toutes les sous-munitions n'explosent pas toujours sur le moment, constituant une menace...