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Grèce : opération policière pour évacuer les migrants de la frontière avec la Macédoine

La police grecque a lancé mercredi matin une opération à la frontière avec la Macédoine pour évacuer un millier de migrants qui y étaient massés depuis des jours, les autorités macédoniennes imposant un filtrage des nationalités et refusant de les laisser passer.

Quelque 400 policiers anti-émeute ont été mobilisés pour cette opération, lancée à l'aube, a précisé une source policière. Le personnel humanitaire sur place a au préalable été invité à quitter les lieux, tandis que journalistes et photographes, dont certains ont été brièvement interpellés, étaient maintenus à distance, à environ 3 km.

Les migrants, pour la plupart des Marocains et Pakistanais, étaient embarqués par les forces de l'ordre à bord de cars, dont une dizaine avaient déjà quitté les lieux dans la matinée à destination d'Athènes, selon la même source. Les départs se faisaient dans le calme, a-t-elle précisé.

La police a par ailleurs commencé à dégager la voie ferrée des tentes que les migrants protestataires y avaient installées, pour permettre dans la journée la reprise du trafic ferroviaire, interrompu depuis le 18 novembre dernier.

Point de départ de la route des Balkans pour les centaines de milliers de migrants venus de Turquie et ayant transité par la Grèce cette année vers l'Europe occidentale, le poste-frontière gréco-macédonien d'Idomeni a été fermé le 18 novembre par les autorités macédoniennes à ceux ne venant pas de zones de conflit, seuls les Syriens, Irakiens et Afghans étant autorisés à passer.

La police grecque a lancé mercredi matin une opération à la frontière avec la Macédoine pour évacuer un millier de migrants qui y étaient massés depuis des jours, les autorités macédoniennes imposant un filtrage des nationalités et refusant de les laisser passer.
Quelque 400 policiers anti-émeute ont été mobilisés pour cette opération, lancée à l'aube, a précisé une source policière. Le personnel humanitaire sur place a au préalable été invité à quitter les lieux, tandis que journalistes et photographes, dont certains ont été brièvement interpellés, étaient maintenus à distance, à environ 3 km.
Les migrants, pour la plupart des Marocains et Pakistanais, étaient embarqués par les forces de l'ordre à bord de cars, dont une dizaine avaient déjà quitté les lieux dans la matinée à destination...