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Grèce : un accord "possible", mais la balle est dans le camp d'Athènes (Moscovici)

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a jugé mercredi un accord avec la Grèce "possible", "nécessaire", mais dépendant de la capacité d'Athènes à présenter des propositions de réformes crédibles aux yeux de ses partenaires de la zone euro.

"D'ici à dimanche, une solution doit être trouvée, je crois qu'elle peut l'être (...) Oui, un accord est possible, oui il est nécessaire. Un +Grexit+ serait terrible", a-t-il déclaré en mettant en garde contre les "conséquences historiques" d'une sortie d'Athènes de la monnaie unique. "La balle, elle est clairement dans le camp des autorités grecques (...) La Grèce, sa place est dans la zone euro si elle fait les efforts qui sont nécessaires", a-t-il ajouté, interrogé sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Au lendemain de l'ultimatum fixé à Athènes par la zone euro pour arracher un accord d'ici la fin de la semaine, M. Moscovici a fait montre d'un brin ténu d'optimisme, affirmant avoir vu un débat mercredi à Bruxelles "qui pour la première fois a été à la hauteur des enjeux". "Tout le monde est mobilisé, tout le monde avec le même objectif qui est que la Grèce reste dans la zone euro", a-t-il assuré.

Il a évoqué un changement d'ambiance dans les discussions entre Athènes et ses partenaires, à la suite de l'arrivée du nouveau ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos en remplacement du bouillant Yanis Varoufakis, détesté de ses homologues. "M. Tsakalotos est beaucoup plus pondéré, il n'y a pas eu d'arrogance", a jugé le commissaire. "Je ne sous-estime pas les différences. Il nous reste extrêmement peu de temps", a-t-il toutefois ajouté, soulignant "qu'il y a des partenaires de la Grèce qui sont exaspérés" d'attendre encore les nouvelles propositions promises par Athènes. "Si ces propositions n'arrivent pas, alors nous serons dans une grande difficulté", a dit M. Moscovici.

"Il y a une perte de confiance depuis des mois, les Grecs doivent en tenir compte", a-t-il insister, estimant que le Premier ministre Alexis Tspiras, attendu mercredi au Parlement européen, avait désormais "rendez-vous avec l'Histoire".

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a jugé mercredi un accord avec la Grèce "possible", "nécessaire", mais dépendant de la capacité d'Athènes à présenter des propositions de réformes crédibles aux yeux de ses partenaires de la zone euro.
"D'ici à dimanche, une solution doit être trouvée, je crois qu'elle peut l'être (...) Oui, un accord est possible, oui il est nécessaire. Un +Grexit+ serait terrible", a-t-il déclaré en mettant en garde contre les "conséquences historiques" d'une sortie d'Athènes de la monnaie unique. "La balle, elle est clairement dans le camp des autorités grecques (...) La Grèce, sa place est dans la zone euro si elle fait les efforts qui sont nécessaires", a-t-il ajouté, interrogé sur la chaîne de télévision publique française France 2.
Au lendemain de...