Un représentant du gouvernement dans le nord-est du Kenya a été assassiné, a annoncé la police dimanche, suspectant les islamistes shebab.
Mohamed Barre Abdullahi, un chef de la localité de Wajir, proche de la frontière somalienne, a été tué par balle après la prière du soir à la mosquée samedi. "Les assaillants l'ont suivi jusqu'à la mosquée, ils ont attendu qu'il fasse sa prière, puis ils lui tiré dessus alors qu'il s'éloignait", a déclaré un commandant de la police de Wajir, Samuel Mukindia. Ils ont été poursuivis par des policiers mais ils ont réussi à s'enfuir à la faveur de la nuit, a-t-il précisé.
Selon des sources sécuritaires kényanes, l'attaque a sans doute été menée par des miliciens islamistes shebab, liés à el-Qaëda, basés en Somalie mais qui ont aussi des hommes au Kenya, notamment dans le nord-est du pays, région frontalière où ils ont perpétré de nombreuses attaques ces derniers mois. Les shebab ont établi une liste de cibles à abattre visant des responsables locaux kényans, les qualifiant d'"agents des infidèles".
Cet assassinat intervient trois jours seulement après la levée du couvre-feu du crépuscule à l'aube, qui était en vigueur depuis deux mois dans la région. Cet assouplissement des mesures de sécurité avait été décidé pour faciliter le ramadan, qui vient de débuter. Mais ces dernières années les shebab ont justement multiplié les attaques pendant le ramadan.
Battus sur le terrain militaire en Somalie par la force internationale Amisom qui soutient le fragile gouvernement, les shebab s'attaquent de plus en plus au Kenya - qui a envoyé un important contingent de soldats à l'Amisom - , particulièrement aux régions frontalières de Mandera, Wajir et Garissa. Les islamistes ont assassiné 148 personnes, des étudiants pour la plupart, à l'université de Garissa début avril. Ils sont responsables aussi de l'attaque du centre commercial Westgate de Nairobi, qui avait fait 67 morts en 2013.
Dernières Infos
Kenya : un responsable local assassiné dans le nord-est, les shebab suspectés
AFP / le 21 juin 2015 à 12h36


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine