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Turquie: début du procès des violeurs et des assassins d'une étudiante

Le procès de trois hommes accusés d'avoir violé et sauvagement tué une étudiante de 20 ans en février dans le sud de la Turquie s'est ouvert vendredi, en présence de nombreux avocats et d'ONG de défense des droits des femmes.

Le meurtre d'Özcegan Aslan, retrouvée morte le 13 février à Tarsis, a suscité une vague d'indignation dans tout le pays et mis en difficulté le gouvernement islamo-conservateur, accusé d'entretenir les violences contre les femmes par ses préjugés religieux.
L'enquête a établi que l'étudiante avait été violée puis tuée à coups de barre de fer par le chauffeur du bus qui la ramenait de l'université à son domicile. Avec deux complices, son père et un ami, l'homme, Ahmet Suphi Altindoken, a ensuite coupé les mains de sa victime et mis le feu à son corps pour faire disparaître toute trace.

Les trois accusés, qui risquent la réclusion criminelle à perpétuité, sont apparus vendredi matin pour la première audience de leur procès devant un tribunal de Tarsis, a rapporté l'agence de presse Dogan.
A l'appel de plusieurs ONG, quelques centaines de personnes ont manifesté devant le palais de justice pour exiger leur sévère condamnation, aux cris de "nous voulons la justice pour Özgecan" ou "Özgecan est notre révolte", selon Dogan.

Près d'un millier d'avocats de toute la Turquie souhaitaient se constituer partie civile et participer à ce procès très médiatisé, mais seuls une centaine ont pu entrer dans la petite salle d'audience, ont rapporté les médias.
Cette affaire a provoqué une vague de protestation sans précédent dans le pays. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les grandes villes de Turquie pour marquer leur indignation face aux violences faites aux femmes.
L'opposition et les mouvements féministes ont mis directement en cause la responsabilité du président Recep Tayyip Erdogan pour ses sorties polémiques sur les femmes. Il a récemment affirmé que l'égalité homme-femme était "contre nature".
Selon l'association turque des droits de l'Homme (IHD), les meurtres de femmes ont nettement augmenté ces dix dernières années pour atteindre 294 cas en 2014.

Le procès de trois hommes accusés d'avoir violé et sauvagement tué une étudiante de 20 ans en février dans le sud de la Turquie s'est ouvert vendredi, en présence de nombreux avocats et d'ONG de défense des droits des femmes.
Le meurtre d'Özcegan Aslan, retrouvée morte le 13 février à Tarsis, a suscité une vague d'indignation dans tout le pays et mis en difficulté le gouvernement islamo-conservateur, accusé d'entretenir les violences contre les femmes par ses préjugés religieux.L'enquête a établi que l'étudiante avait été violée puis tuée à coups de barre de fer par le chauffeur du bus qui la ramenait de l'université à son domicile. Avec deux complices, son père et un ami, l'homme, Ahmet Suphi Altindoken, a ensuite coupé les mains de sa victime et mis le feu à son corps pour faire disparaître toute...